Quelques mois après avoir publié un split album en compagnie de Bee and Flower, les deux démons de Keiki sont de retour. Et tout au long de son troisième elpee, le duo bruxellois a décidé de garder un même cap : du ‘pop-satanic’ !
Conceptuellement, le groupe, toujours hébergé au sein de l’actif label bruxellois Cheap Satanism, nous gratifie une nouvelle fois de références macabres. On saluera donc le titre de l’album « Popcorn from the Grave ». Musicalement, on retrouve un post-punk dépouillé dans la juste lignée de « Waltham Holy Cross ». Le chant de Dominique Van Cappelen-Waldock évoque toujours autant celui de Kim Gordon (Sonic Youth). Le jeu de guitare est toujours aussi distordu et saccadé. Les boîtes à rythmes sont elles aussi bien présentes. Mais contrairement à l’opus précédent, les bidouillages électroniques sont davantage en retrait ; ce qui n’est pas forcément pour déplaire. Si musicalement Keiki reproduit donc la même formule, le ton, quant à lui, s’assombrit. Une tension palpable tout au long des douze morceaux de ce disque. Une sensation qui s’accentue lorsque les deux invités de marque viennent poser leur voix. Tout d’abord Eugène Robinson (Oxbow) sur « Killing Cure ». Puis Pete Simonelli, qui vient placer son phrasé inimitable sur « Full Body Wolf ».
En concoctant « Popcorn from the grave », Keiki vient de franchir un palier supplémentaire. Sans changer de style, le duo parvient à y affiner sa ‘pop-satanic’ et nous rapproche encore un peu plus des ténèbres…

Nederlands
Français 
