En une cascade de sons et de voix samplées, l’Italien Johnny Mox (je soupçonne quand même un nom d’emprunt !) construit un univers certes un peu barré, mais au final assez jouissif.
Si l’intro laisse quelque peu dubitatif (surtout le côté cheap de cette human beat box), le second titre « Oh Reverend » tend vers une certaine instantanéité pour le moins salvatrice.
Jonglant des loops et de ses muqueuses avec une sacrée dose de malice (le roulement de tambour buccal sur « All We Ever Wanted Was Everything » est un manifeste à la décomplexion à lui seul), Johnny ne se prend pas au sérieux (en atteste une pochette en papier de verre qui symbolise à elle seule l’âpreté illusoire de toute chose).
Pour autant, sa musique ne se veut pas une farce.
Plutôt une ode à la liberté et à l’audace.
Celle-ci finit par payer, et si quelques écoutes seront peut-être nécessaires à dérider certains auditeurs, il est fort à parier que cet album séduira plus d’un mélomane.
Mention spéciale au dernier titre, « Benghazi ». Plus introspectif dans ses premières mesures, captivant, il laisse entrevoir un potentiel atmosphérique…

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