Dès les premières notes de « Brighten & Break », la musique alambiquée des Américains de Pollens rappelle l’univers barré de Merrill Garbus et son projet tUnE-yArDs… On y rencontre des rythmes africains (« Helping Hands »), des harmonies vocales tribales (« Snakes Goes Growing ») et une bonne dose d’indie rock (« New Lazarus »). Le groupe a été mis sur pied à Seattle en 2008 par Jeff Aaron Bryant et Hanna Benn avant de s’élargir à un sextet. Il a signé sur le label allemand Tapete pour publier ce premier album. Le son particulier de Pollens renvoie également aux constructions originales de l’‘Avant-Pop’ des Dirty Projectors, tant l’ambiance y est hypnotique. L’album fascine par son originalité et sa prise de risque mais énerve également par sa relative difficulté d’accès et sa cacophonie (« Powers »). Un album ambitieux qui aurait peut-être gagné à simplifier son mode d’écriture…

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