The Junction ne nous vient pas de l’Albion, mais de Padoue, en Italie. Faut donc croire que Francesco, Marco et Alberto ont écouté la britpop en boucle pour concocter une telle musique. A première écoute, on pense à Bloc Party. A cause de ces mélodies limpides, entêtantes, découpées dans les cordes de guitare spasmodiques et stimulées par une ligne de basse caoutchouteuse. Et puis de la manière de reprendre les refrains en chœur.
« Run and Look Away » ouvre l’elpee. La compo la plus pop du long playing. Hormis la ballade « Sleeping dancer », le reste des compos est davantage sculptée dans le punk. L’énergie y est d’ailleurs très palpable. Mais chez The Junction, il n’y a pas de chanteur de la trempe de Kele Okereke. Le vocaliste manque de rigueur dans ses inflexions. Il arrive même que son timbre déraille. En fait, sa voix me fait surtout penser à celle d’Eddie Argos d’Art Brut ; même si le Transalpin ose chanter. Et « Wake Up » en est une parfaite illustration.
A défaut d’être exceptionnel, « Let Me Out ! » est agréable à l’écoute. Et puis, il ne dure qu’une trentaine de minutes. Enfin, The Junction est plus que probablement le plus anglais des groupes italiens. Ce qui constitue, ma foi, une forme d’originalité…

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