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Eric Bibb a de qui tenir. Son père, Leon, âgé aujourd’hui de 90 balais, était folk singer. Jouissant aujourd’hui d’une solide réputation, Eric est également chanteur, mais aussi guitariste. Sa carrière est conséquente. Et pour cause, il a publié 33 albums studio, sans compter ses projets parallèles, compiles, etc. Son dernier opus solo, "Deeper in the well", est paru cette année.

Habib Koité est malien. Egalement vocaliste et gratteur, il est cependant est né à Thiès, au Sénégal. En 1958. A cette époque, son père travaillait à l'élaboration de la ligne ferroviaire Bamako/Dakar. Après y avoir vécue 6 mois, sa famille est rentrée à Kayes, au Mali. Habib a accompli ses études à l'Institut National des Arts de Bamako. Il devient ensuite professeur de guitare. En 1988, il fonde son groupe Bamada. Le premier album "Muso Ko" paraît en 1995, suivi de "Ma Ya" en 98. Aujourd’hui, il est considéré comme un griot moderne.

C'est en 1999 qu'Habib et Eric se rencontrent et décident de s’intéresser aux affinités entre le blues et la musique malienne. Depuis, Habib se rend souvent aux USA où il s'est fait de nombreux amis comme Bonnie Raitt ou Jackson Browne.

Hormis une reprise, Habib et Eric signent 12 des 13 plages de cette collection, ensemble ou séparément. L'enregistrement a été réalisé à Bamako, en janvier 2012. Le duo y a reçu le concours du percussionniste, Mamadou Kone.

Dès le début de l’elpee, la paire balise le parcours. Eric chante "On my way to Bamako", une de ses propres compos. Les tonalités de la guitare sont bien africaines. Elles évoquent son premier trip en Afrique Occidentale, lorsqu’il avait retrouvé son ami Habib. Ce dernier lui répond aussitôt par son "L.A". Soit son arrivée à Los Angeles arrosée par quelques verres de téquila. Il y avoue d’ailleurs, ‘Tequila makes me happy’. Le rythme s’élève. Les sonorités de cordes sont d’une grande pureté. La musique est simple, allègre, chaleureuse. Naturelle et rafraîchissante, aussi. Les deux artistes sont complémentaires et nous gratifient de répliques tant vocales qu’instrumentales. ‘Réfléchir en solitaire donne longue vie à la pensée’, est une valeur qu’ils partagent sur "Toumani Kelen". Ils se dirigent vers Tombouctou, guidés par les étoiles, sur la mer de sable, au sein d'une caravane qui les amène jusqu’au Puits de l'Espoir. "We don't care". Autrement dit ‘On ne s'en soucie pas’ ou plus banalement encore ‘On s'en fout’. Un cri du cœur : le monde moderne c'est bien, tout comme l'or, les voyages de luxe, le fast food, surtout quand on ne se soucie pas de la vérité sous-jacente. Mais ces réflexions profondes sont dispensées à travers la douceur et la lumière de la musique. Issue de la plume de Koité, "Nani Le" est une très jolie ballade instrumentale, une plage très proche de l’atmosphère du blues. Habib saisit son banjo à six cordes ; et tel un griot, pousse son cri de colère suite à la mort d'un enfant, victime d’une circoncision. La sensibilité de Koité est à son paroxysme sur "Foro Bana", un afro-blues dépouillé pour cette demande en mariage! Après avoir concédé un nouvel interlude instrumental, à la gloire de la déesse de l’eau ("Mami Wata"), le tandem s’attaque à la seule reprise de l’elpee. En l’occurrence une compo notoire issue du répertoire de Bob Dylan, "Blowin' in the wind". Eric est aux vocaux. Il est épaulé par le Finlandais Olli Haavisto, à la pedal steel. Plein de charme, cet opus s’achève par "Goin' down the road feelin' bad", un traditionnel sculpté par des cordes particulièrement subtiles…

Le duo se produira au Centre Culturel d'Auderghem de Bruxelles, ce 20 novembre 2012.

http://www.ticketnet.be/fr/manifestation/idmanif/7314/idtier/289298

 

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