Psychanoïa est une formation française née en 2004, un quatuor responsable d’un rock metal progressif. C’est la même année qu’il publie un premier opus. Et il est éponyme. Le claviériste quitte alors le navire et est remplacé par un chanteur. Leur deuxième long playing, "Nemesis", paraît en 2008. Le nouveau vocaliste met à son tour la clef sous le paillasson ; et il faudra attendre fin 2010 pour voir débarquer un nouveau membre, le chanteur/claviériste, Ivan Jacquin. Le combo publie une démo 4 titre fin 2011, puis un Ep 3 titres, "The shadows in me", prélude à la sortie d’un nouvel elpee.
Issu de la Franche-Comté, le band réunit donc aujourd’hui le guitariste Olivier Gaudet, le bassiste Jean-Philippe Ciman, le drummer Thierry Charlet et le chanteur/claviériste Ivan Jacquin.
Un riff de guitare puissant ouvre "The shadows in me". Telle une anguille, la voix d'Ivan se faufile entre les engrenages formés par les cordes. Il a une bonne voix, naturellement puissante, capable de se dresser face aux riffs lourds assénés par Olivier. Si cette plage possède un potentiel indéniable, notamment la montée en crescendo de l’orgue véritablement salutaire, la sortie en solo des cordes me reste sur l’estomac. "Thin roads to nowhere" adopte un profil différent. Le style lorgne davantage vers la prog. Celle instituée par Marillion, Twelfth Night voire IQ. La structure des différents tableaux démontre un goût pour la complexité des arrangements. Les changements de tempo sont judicieux. "The letter" révèle une face encore différente de leur style. Une compo plus âpre, violente et métallique. De toute bonne facture, elle emprunte tour à tour à Dream Theater, Pink Floyd voire même, en cherchant bien, à King Crimson. On devrait en savoir davantage lors de la sortie du prochain album…

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