La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

logo_musiczine

La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre et lumière pour un voyage qui durera un an. Une lente année pour dévoiler 6 chapitres de 2 chansons, 12 titres qui narrent l'histoire de Light. Le groupe invite les…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Epica - 18/01/2026
Kreator - 25/03/2026

Concrete Light

Écrit par - -

Projet secret des forces intersidérales sises dans les entrailles de Madrid, le vaisseau Lüger est parti depuis quelques mois déjà et file actuellement à des années-lumière de notre astre terrestre.

Possible même qu’aidé par un trou de verre, il soit déjà quelque part dans un futur lointain, à se taper une Jam avec des singes sur une planète qui ressemblerait vaguement à la nôtre.

« Concrete Light » sert donc de testament, jusqu’à un retour improbable.

Comme les couloirs du temps ont tendance à s’entrecroiser, s’emmêler et bifurquer en tous sens, et à déformer l’espace par la même occasion, il n’est pas étonnant que l’expression sonore de ces Espagnols remémorent le Kraut d’autres contrées et d’une certaine époque.

Mais les influences ne s’arrêtent pas aux seuls Can et Hawkwind, car les traces de Stoner qu’on retrouve collées à la paroi synthétique de la capsule de navigation indiqueront sûrement à nos descendants qui auront (ont ? eurent ?) l’honneur de les accueillir ; que toute cyclique que nous semble être la musique en nos jours, elle reste la somme du passé conjuguée au plus qu’imparfait, la perfection étant à jamais d’un ennui profond.

L’album s’ouvre sur un instrumental spatial. « Belldrummer Motherfucker » nous propulse d’ailleurs en apesanteur.

La suite gravite autour de « Draculs’s Chauffeur Wants More », sans doute le titre le plus efficace, le plus direct aussi.

« Shirokovsky Pallasite » se décline en deux volets dont les nappes hypnotiques déjouent les lois de cette pesanteur.

Enfin, « Zwischenspiel / Quidquid Latet Apparebit » achève le voyage dans ces confins de l’espace-temps, à l’aide d’un sitar au mantra obsédant qui nous emmène dans une spirale aspirante.

Bref, « Concrete Light » ne servira pas d’étendard pour les générations à venir ; celles qui auront à cœur de se trémousser sur le dancefloor en s’aspergeant de boissons énergisantes. Mais comme disait Einstein : ‘Ceux qui aiment marcher en rangs sur une musique : ce ne peut être que par erreur qu’ils ont reçu un cerveau, une moelle épinière leur suffirait amplement’.

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Lüger
  • Genre: Electro/Hip-Hop
  • Label Prod: Giradiscos (promo Five Roses)
  • Date: 2012-05-07
  • Rating: 4
Lu 1121 fois
Plus dans cette catégorie : « Orange Syringe Raise your hands »