La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

logo_musiczine

Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

dimmu_borgir_013_12
Morrissey - Lotto Arena

Le diable en cité ardente

Écrit par - -

Ce mardi soir, c’était le rendez-vous des éternels jouvenceaux liégeois (et d’ailleurs), venus –en petit nombre malheureusement– acclamer Jon Spencer et sa nouvelle bande.

Inusable, l’homme semble avoir pactisé avec le diable pour conserver intact son légendaire dynamisme scénique. Costume gris élégant, chemise à fleurs décontractée et creepers blanches bondissantes : dès les premiers riffs, le ton est donné.

Le concert, délivré d’un seul bloc, se révèle beaucoup plus digeste que lors de sa dernière apparition en terre principautaire (NDR : on se souvient encore du live des Ardentes, aussi lourd qu’indigeste).

Ici, en alternant nouveaux titres et valeurs sûres de son imposant répertoire, Spencer tisse une tension électrique, suspendue à une rythmique sans faille.

Parlons-en, de cette section rythmique ! Toute droite sortie des enfers, la basse de Kendall Wind et la batterie de Macky Spider Bowman (NDR : originaires de Woodstock, ils militent chez The Bobby Lees, mais ne sont pas du genre à tremper dans la flower power) martèlent avec puissance et panache.

Wind tire de sa basse des lignes fuzz ensorcelantes et virtuoses, pendant que Bowman, au vu du détachement espiègle des jeunes prodiges, grimace et s’agite dans une chorégraphie nerveuse du plus bel effet.

Ce groove infernal propulse Jon Spencer au sommet de son art, cabotin juste ce qu’il faut, mais toujours profondément communicatif.

Face à lui, un public un brin mollasson mais sincèrement heureux d’être là, et qui doit s’armer de patience pour acclamer son héros, tant les morceaux s’enchaînent sans relâche, comme un train lancé à pleine vitesse.

Car peu importe l’assistance modeste : généreux et excentrique comme on l’aime, Spencer se donne corps et âme, avec une jubilation évidente. Lui qui a jadis enflammé les plus grandes scènes, offre désormais son boogie endiablé à des salles plus intimes, sans jamais rien céder de sa fougue.

Le rappel, tout aussi tonitruant, culmine lors de l’incontournable « Wail », glissé malicieusement entre deux cassures rythmiques. Puis, rideau.

Une excellente soirée sous le signe du bon vieux rock’n’roll.

Décidément, certaines choses ne vieillissent pas. Et tant mieux.

 

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Jon Spencer
  • Date: 2025-06-03
  • Concert Place: ReflektoR
  • Concert City: Liège
  • Rating: 8
Lu 836 fois