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Can't go home

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Ce blues band batave a choisi pour patronyme, King of the World, soit le titre d’une compo de John Lee Hooker. Une formation drivée par Erwin Java. Guitariste, c’est un vétéran de la scène blues locale. Il a entamé sa carrière chez White Honey ; mais en 1981, il rejoint le Wild Romance d’Herman Brood. A l’époque, le regretté pianiste était très populaire. Erwin intègre ensuite le Muskee Gang, en 1986, un combo dirigé par Harry Muskee, alias Cuby, le bluesman le plus notoire aux Pays-Bas. Le combo emprunte ensuit le patronyme de Cuby and The Blizzards, et cessera son parcours, après le décès de son leader, en 2011.

Bassiste, chanteur et compositeur (NDR : excellent par ailleurs), Ruud Weber est également important au sein du combo. Il a milité chez Albatross, un trio guidé par chanteur/guitariste irlandais Barry McCabe avant de rejoindre White, un des meilleurs gratteurs insulaires, au sein du Snowy White's Blues Project. Ruud est d’ailleurs toujours impliqué au sein de ces S.W.B. L’organiste Govert Van der Kolm (NDT : il a côtoyé l’Anglais Matt Schofield) et le drummer Fokke de Jong complètent le line up.

Ruud Weber est un fameux personnage. C’est lui qui forge la spécificité du groupe. Il accompagne Snowy White, on le remarque dès la première piste, "Bluesified", un blues très raffiné, mélodique et enchanteur. La voix est excellente. Les sonorités dispensées par la guitare de Java rappellent Snowy White, qui à son tour, a beaucoup puisé son inspiration chez Peter Green. Erwin Java est un superbe gratteur. Il dispense ses notes tout en retenue. Plus classique, "Evil thing" est un blues imprimé sur un rythme soutenu. Govert double au piano et à l'orgue. Introduit par la batterie et les percus, "Help me find the way" met en exergue le solide travail de Fokke. Les musiciens chantent en chœur, avant de laisser la guitare de Java se libérer. Ses interventions sont instinctives et reflètent un sens mélodique soigné. Elles poursuivent ensuite une lutte fratricide avec l'orgue. Balisé par les accords subtils du piano de Mr Van der Kolm, "Gone gone gone" est sculpté dans du boogie blues. "Mr Big shot" est un blues aux accents jazz. La section rythmique entretient un swing tempéré. Le chant est excellent et prélude un changement de tempo. Le jeu d’Erwin est entrecoupé de silences révélateurs. Plus surprenant, "Learn to cry" est une compo revivaliste, réminiscente du Pink Floyd. A cause des interventions d’orgue. Mais surtout de guitare, dignes de David Gilmour. Et "Wrong side of life" épouse un profil semblable. "Better leave while you can" célèbre un retour à un blues plus tonique. Première reprise, "Broke and lonely" est issu de la plume de Johnny Otis et Johnny Guitar Watson. Govert s'éclate à l'orgue Hammond sur cette compo syncopée, qui lorgne vers Little Feat. Le regretté chanteur de soul Howard Tate avait interprété "She's a burglar". L’adaptation de ce shuffle est menée à la manière de Stevie Ray. Et le résultat est impeccable. Blues lent, "Let's go get stoned" est une chanson signée Ashford et Simpson. Les Coasters et Ray Charles en avaient créé leur propre version. Avec succès. La voix du chanteur est très expressive. Les solistes se réservent des billets de sortie particulièrement remarquables. "Number one" adopte un profil plus rock. Et en finale, "Can't go home" est caractérisé par une sensibilité mélodique souveraine…

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: King of The World
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: KOTW / Bertus / Hans Broere Promotion
  • Date: 2013-04-01
  • Rating: 4
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