Ex-River City Blues Band, Chris Thayer, alias Big Papa, est chanteur, guitariste et compositeur, mais aussi ingénieur du son, mixeur et producteur. Il est épaulé par le TCB, dont le line up de base réunit le bassiste Steve Brown, le drummer Ray Wilson et le pianiste John Mila de la Roca. L’équipe est ici renforcée par deux cuivres, soit le saxophoniste Maurice Oliva et le trompettiste Marques Crew. Le TCB s'est formé en 2006. Les musicos vivent à Mentone (Redlands), dans la grande banlieue de Los Angeles. Leur premier elpee s’intitulait "Nice 'n' greasy". Dans la foulée, il a gravé "12 Gauge insurance plan", "Live from the Rhythm Lounge" et "Dance with the devil". Le TCB pratique essentiellement du jump blues, un style teinté de swing circa années 40 ; c’est dire si le rôle accordé aux cuivres est important. C’est d’ailleurs le constat qui s’impose, après avoir écouté cet elpee
"Papa's in da house". Big Papa est placé directement sur orbite. Il marche sur les traces de Louis Jordan, Wynonie Harris ou Amos Milburn. A cause de son jeu bien alerte sur les cordes. "A thin line between love and hate" poursuit dans le style. La voix de Papa Chris est pleine de verve. Le piano de John assure parfaitement les arrières. Le saxophone de Maurice et la trompette de Marques (M&Ms) prennent, chacun leur tour, un billet de sortie. "Big bad blues" nous invite à New Orleans. L’ambiance est festive. Le trombone de Tom Cook renforce les deux cuivres. Mr Oliva fait hurler son sax, avant qu’il ne soit à nouveau relayé par la trompette. Cool, captivante, "200lbs of trouble" est une plage inspirée par le jazz traditionnel, au cours de laquelle la guitare tire son épingle du jeu. Deux jump blues qui déménagent : le titre maître et le vivifiant "A lil bit o' smothin". "Baby's got a new friend" prend la direction de la Nouvelle Orléans, mais en plus blues. La voix de Big Papa est excellente, alors que Maurice Oliva brille sur son honky sax ténor. Une seule reprise, mais elle est superbe : "Murder in the first degree", un blues lent signé par le célèbre harmoniciste californien, Rod Piazza, au cours duquel Oliva est à nouveau éblouissant. Blues classique, mais d’excellente facture, "Wait till yo daddy getz home" nous renvoie à Chicago. Le climat est décontracté. Vu son jeu de cordes très fluide, Big Papa semble prendre son pied. Caractérisé par ses échanges vocaux, "Crazy about the girl" est un bon swing jump. Le tempo s’accélère pour "Showtime". L’attaque des cordes est digne des meilleurs ambassadeurs du style west coast. La piste est marquée par une dernière sortie des cuivres. Le dernier morceau baigne au sein d’une atmosphère plus intimiste. Un blues dépouillé, très pur, limité à la voix et au piano de Milo de la Roca, avant que la trompette ne décide de s’immiscer au sein du décor sonore…

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