Alors que vous êtes perdu dans un labyrinthe, quelqu’un vous regarde et semble proposer son aide.
Ce dédale ressemble à un parcours flirtant avec un passé aux relents parfumés de psyché, mais habilement teinté d’influences intemporelles diverses et pas forcément évidentes. Un coin de ciel africain qui s’entrouvre ici (« Amaye ») ou encore un spleen Jazzy transmis trop brièvement là bas (« The Letter »), avant de s’étendre paresseusement plus loin (« The Letter (Reprise) ».
Si la Grèce n’est pas le pays qui vient immédiatement à l’esprit quand on pense aux descendants de Syd Barrett ou de Can, Baby Guru s’en contrefiche et prend un malin plaisir à se jouer des codes, ainsi que des modes.
Le contenu de ce « Pieces » en laissera plus d’un sur le carreau, tant le trio s’amuse à brouiller les pistes, tentant de nous semer sans oublier de nous charmer.
Quand la filiation devient trop évidente, alors, Baby Guru jette son rejeton en pâture au Minotaure, et s’en va en courant.
« Children » ou « For Trish » réveillent le fantôme des Doors ? Alors, « Last Summer » lorgnera en oblique sur le versant Ouest de l’Amérique.
L’album lorgne continuellement vers le courant Kraut tout en gardant une certaine distance qui confère une certaine richesse à ces treize compositions.
La production, assurée par le groupe lui-même, définit quant à elle l’espace dans lequel les chansons prennent un réel essor.
Et au final, le périple s’achève dans un trip halluciné (« Bog ») où l’on retrouve cette Ariane guidant nos pas vers la sortie.

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