D’origine roumaine, Linda est née à San Benedetto del Tronto, en Italie. Elle a 34 ans. Et est chanteuse. Elle s’est produire en avril 2004, sur la place St-Pierre de Rome, pour le pape Jean-Paul II, dans le cadre des journées de la Jeunesse. L'année suivante, ce sera devant Benoit XVI. En 2006, elle termine deuxième lors du concours Eurovision, organisé en Roumanie. Elle a publié deux elpees dans la langue de Verdi, en 2005 et 2010. En 2011, elle interprète une compo de Nina Simone pour United Colours of Benetton. Et elle a été invitée à enregistrer, mais dans la langue de Shakespeare, sous la houlette de Larry Skoller, guitariste américain de blues notoire, établi aujourd'hui à Cognac. Et c'est une surprise, car cette jeune dame a non seulement une très bonne voix mais tout au long de cet opus, elle nous propose une musique très américaine, entre soul, blues et R&B alors que jusqu’à présent elle n’avait abordé que les registres classique, populaire et jazz. Il est vrai que Linda apprécie beaucoup Etta James mais aussi Tina Turrner, Chaka Kahn et Sister Rosetta Tharpe. Les sessions se sont déroulées à Chicago, au studio JoyRide. Elle a ainsi pu bénéficier de la participation de musiciens expérimentés, qui ont notamment joué pour Stevie Wonder et Aretha Franklin.
Si le début de cet opus trempe dans la soul, les dernières plages adoptent un profil nettement plus blues. Elle entame son parcours par le "Days like this" de Van Morrison. Le rythme est très dansant. Illuminés par les cuivres, les arrangements sont sculptés dans la soul. Marqueal Jordan s’autorise une sortie sur son sax ténor. "Pain" maintient le rythme. Miss Valori maîtrise bien sa voix. Elle reprend deux morceaux d’Ike Turner. Tout d’abord "The way you love me". Soutenue par l'harmoniciste français Vincent Bucher et le pianiste Tim Gant, elle y injecte une sensibilité plus blues. "I idolize you", ensuite. Une plage franchement plus R&B au cours de laquelle le guitariste texan Mike Wheeler tire son épingle du jeu. Le chant est parfait. Imprimé sur un tempo lent, "So doggone good" aborde une autre facette du R&B. Et cette piste est excellente. Dans le même style, elle aborde majestueusement "The jealous kind", face aux cordes acoustiques et l'orgue Hammond. Elle adapte "My turnmy time", une ballade R&B issue de la plume de Deitra Farr, vocaliste chicagolaise qui avait milité chez le Mississippi Heat. Sa version du hit des Pretenders, "Don't get me wrong", est balisée par une rythmique reggae. Sa cover du "Move over" de Janis Joplin est très personnelle, plus proche d'Etta James. La piste blues la plus pure est sans aucun doute "I smell trouble", une chanson popularisée en 1957 par Bobby Blue Bland. Mike Wheeler est brillant aux cordes tout au long de cette splendide reprise. Le long playing s’achève par "If I can't have you". Elle y échange un duo remarquable avec le chanteur de soul Mike Avery (NDR : le cousin de Magic Sam).

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