Dead Gaze est le projet solo de l’Américain R.Cole Furlow. Seul, sur sa colline, au milieu du Mississippi, Furlow écrit ses chansons depuis 2009. A ce jour il n’avait enregistré que deux cassettes, et encore pas plus longues que des Eps. Et il les vendait lors de ses concerts. Des conditions qui ne favorisaient certainement pas la notoriété. C’est Fat Cat, via son satellite Palmist, qui est une nouvelle fois allé nous dénicher cette petite pépite. Le label devient coutumier de l’opération puisqu’auparavant, il avait ainsi recruté Forest Fire et U.S Girls.
Partagé en douze plages, cet elpee réunit l’essentiel des compos de Furlow. Si vous préférez, on est en présence d’un ‘best of’ des titres réalisés à l’époque où il disposait de peu de moyens. Cette approche lo-fi n’est d’ailleurs pas toujours très audible. Mais c’est ce qui fait le charme et l’originalité de l’ensemble. En fait, Furlow n’accorde ici pas trop d’importance à la forme, mais bien au sens mélodique. Et sur ce point, il est irréprochable. D’ailleurs aucune piste de cet opus n’est dispensable. L’écriture de l’Etasunien est instinctive et même plutôt subtile. Les changements de tempo sont fréquents. Les morceaux oscillent entre punk énergique (« You’ll Carry On Real Nice ») et psyché pop réminiscent des Flaming Lips (« There’s a Time to be stupid », « I Found the ending »). Et lorsqu’on arrive en fin de parcours, on appuie volontiers, une nouvelle fois, sur la touche ‘play’…
Eponyme, le premier album éponyme de Dead Gaze est tout simplement un bon bol d’air frais. Pour l’écouter dans des conditions idéales, il ne manque plus qu’un petit rayon de soleil...

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