Ted ‘Popa Chubby’ Horowitz (NDR : en argot ‘Pop a Chubby’ signifie ‘avoir une érection’) est originaire du Bronx, à New York. Agé de 53 balais, il est chanteur et guitariste. Sauvage, son blues est teinté de rock, funk et pop. Il est très populaire en France. Sa première œuvre, "It's Chubby time", remonte à 1991. Depuis, il en a publié une trentaine. Le look de Popa est singulier. Sa dégaine plutôt patibulaire. Extraverti, le crâne rasé, il manifeste une tendance caractérisée à l'embonpoint et son corps est couvert de nombreux tatouages.
Dès "I don't want nobody", la machine est sur rails. Le rythme est très soutenu. Très amplifiée, la guitare dirige la manœuvre. On y décèle déjà les principales influences du popa : Jimi Hendrix et Buddy Guy. Sa voix est à la mesure de son physique : puissante et musclée. Soutenu de chœurs féminins, le chant de l’artiste est bien mis en exergue sur "I ain't giving up", un R&B lent au cours duquel les cordes parfaitement ciselées reflètent toute sa sensibilité humaine, vivant parfaitement le moment présent. Et pas question d’en remettre une couche ; ici, c’est l’expression de ses sentiments qui prévaut. Tout au long du titre maître, la voix colle parfaitement au jeu de cordes. Les phrases instrumentales jaillissent instinctivement. Popa exprime toute sa jouissance en écrasant ses pédales. Pour vous donner une idée du style pratiqué par le personnage, il le décrit comme soit une ‘rencontre’ entre les Stooges et Buddy Guy, Motörhead et Muddy Waters ou Jimi Hendrix et Robert Johnson. Entre les sonorités âpres et classiques. Entre le rock et le blues… Long blues lent, "The peoples blues" puise dans son vécu personnel. Les images défilent sans légèreté mais avec une passion certaine. Il exprime sa douleur à travers ses propres expériences malheureuses de la vie. Il reprend le classique des classiques, "Rock me baby", sur un tempo enlevé. Il y injecte toute sa passion. La voix est malveillante. Les soli son ravageurs. Il remet 100 fois son métier sur son ouvrage. Et cette passion sauvage n’est pas prête de l’abandonner. Il apporte une touche de soul à "69 dollars". Sa voix y est plus mûre. Sa ‘six cordes’ vagabonde constamment au sein de l’espace sonore, coloré par l'orgue Hammond. Sa version instrumentale du célèbre "Somewhere over the rainbow" lui permet de s’autoriser quelques escapades expérimentales. Gouailleur, son bottleneck stimule "Take me back to Amsterdam", un Chicago shuffle dispensé de manière fort classique. Il adresse un clin d’œil à Hound Dog Taylor, en faisant glisser sa slide sur le sympathique "The finger bangin' boogie". Et sa gratte totalement déjantée trouble brillamment "Mindbender", la plage finale…

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