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The Mighty Quartet Live

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Au fil du temps, Nico s'est forgé une solide réputation au sein de l'Hexagone. Parce que cet artiste pratique un blues original. Il a été profondément marqué par la performance de l'harmoniciste James Cotton, en écoutant l'album de Muddy Waters, "Hard again". Et il a pu passer à la pratique lors de ses voyages accomplis dans sa famille, à Minneapolis, dès 1992. Il est passé professionnel, voici une quinzaine d'années et compte déjà à son actif, douze albums dont 11 publiés chez Dixiefrog. Pour la circonstance, il a enregistré en ‘live’, au sein du Mighty Quartet, soit en compagnie de ses trois fidèle compères, le guitariste Florian Royo, le bassiste Antoine Perrut et le drummer Guillaume Destarac. Les sessions se sont déroulées dans le Sud de la France, en trois lieux différents, au cours de l’hiver dernier.

Si Nico adore James Cotton, il voue, comme tout harmoniciste de blues, une passion pour Little Walter. Et on le réalise sur la fulgurante ouverture intitulée "Waltering in Montreal". Un exercice de style instrumental qui rend hommage à la légende de Chicago. Il chante alors "One fine day", d’une voix proche de Kim Wilson, mais sa sortie prouve qu’incontestablement, il appartient bien à la division 1 des souffleurs contemporains. Rockin' blues écrit en compagnie de Neal Black, "Ain't no need" est imprimé sur un tempo puissant, une compo au cours de laquelle Florian et Antoine peuvent se mettre en évidence. Nico injecte énormément d’expression sur le tendre "My own medicine", une plage signée par son ami souffleur américain, R.J Mischo. Son instrument chromatique adopte un style très Westcoast. Inspiré par ses maîtres (Ronniel Earl, Stevie Ray Vaughan), Florian Royo nous réserve un brillant solo aux cordes. Nico a composé "Can't you tell", une nouvelle occasion pour Nico de s'épanouir sur sa musique à bouche. Le Mighty Quartet adopte un profil davantage funky sur "Mali Mississippi", une longue plage au cours de laquelle chaque musico s’autorise un billet de sortie. Pendant près de douze minutes, cette prestation scénique va mettre en exergue le talent des différents partenaires musicaux. D'abord Guillaume sur ses fûts. Ensuite Antoine Perrut abandonne sa basse pour empoigner son saxophone alto. Et il s’y révèle brillant. Sans doute jaloux, Nico reprend son harmonica et s'éclate sur "Southern wind blowin'", un shuffle signé de sa plume ; et l’envolée est remarquable. Il adapte respectueusement le "Sadie" de Hound Dog Taylor, une piste construite sur un même riff que le "Help me" de Sonny Boy Williamson II, même si son jeu se rapproche davantage de la légende Rice Miller. Toute l’œuvre évolue sur un niveau particulièrement élevé. "Lonely number" en est une nouvelle démonstration. "Memphis hat" également, un morceau caractérisé par des cordes qui débordent d’imagination. Excellent blues lent, "How long to heal" est imprégné du Chicago southside. Très rock, "Time to cut you loose" achève l’elpee, une piste paradoxalement privée d’harmo. Une bonne tranche de ‘live’ !

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Nico Wayne Toussaint
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Dixiefrog / Bertus / V2
  • Date: 2013-05-14
  • Rating: 4
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