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The Commitments years and beyond (Live)

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Andrew Strong est irlandais. Dublinois, très exactement. Acteur et chanteur, il fêtera bientôt ses 40 balais. Son premier rôle, il l’a interprété dans "The Commitments", un film sorti en 1991. Son premier album lui, il l’a gravé en 1993. Il s’intitule "Strong". Mais il faudra attendre 2000 pour voir paraître "Out of time", et 2002 pour "Gypsy's Kiss". En 2003, il fonde les Boneyard Boys. Une formation toujours active aujourd’hui. Entretemps, il a publié un "Greatest Hits". En 2006. Andrew s'est d'abord illustré comme chanteur pop/rock avant de virer vers la soul et le blues. Cet opus ‘live’ immortalise un concert accordé à St-Girons, dans l'Ariège, en juillet 2012 ; un set au cours duquel il est accompagné de musiciens français! Alors, sommes-nous en présence d’un spectacle inspiré par les Blues Brothers ? Pas vraiment, même si notre Andrew Strong en connait un bout sur le style et qu’il possède une voix chaude et expressive, qui colle bien au genre.

La représentation débute en force par la reprise du "Gimme some lovin", un hit signé par le Spencer Davis Group, en 1966. La voix est enrobée de chœurs féminins sur cette compo soulignée de cuivres et balayée par la slide du maître de cérémonie. Nous sommes alors partis pour une solide partie dansante : le "Hard to handle" d'Otis Redding, un "Yolanda" plus funk, contaminé par les claviers synthétiques de Damien Hervé, "In the midnight hour" et "Mustang Sally", des morceaux composés par l'inoubliable Wilson Pickett, le second titre enrichi par le sax ténor de Christophe, le "I thank you" de Sam and Dave, le "Take me to the river" d'Al Green, une compo aux multiples versions, le "Grits ain't groceries" de Little Milton, le "Show me" de Joe Tex, le bluesy "Treat her right" de Roy Head, et encore une piste funkysante, le "It's your thing" des Isley Brothers, conduit à la manière de James Brown, et tout particulièrement lors du décollage des cuivres. Les couples peuvent s'étreindre sur la piste danse sur de langoureux slows embrasés par la voix passionnée de Strong. Le spectre d'Otis Redding hante "In the dark end of the street" et bien sûr "Try a little tenderness". La finale nous replonge dans le rock'n'roll, lors de la cover de l'inoubliable hymne à la rock music, le "Born to be wild" de Steppenwolf et de celle du "Fire" de Jimi Hendrix.

L’opus est également sorti sous la forme d’un double cd, enrichi de trois bonus tracks. Soit les célèbres "I got you", "I heard it trough the grapevine" et "Soul man". Andrew Strong n'a certes rien inventé mais il apporte sans aucun doute beaucoup de bonheur aux nostalgiques de l'époque glorieuse du bal de Memphis, Stax!

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Andrew Strong
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Dixiefrog / Bertus / V2
  • Date: 2013-03-12
  • Rating: 3
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