Malgré son jeune âge, ce chanteur/guitariste s’est déjà forgé une certaine notoriété. Et pour cause, il a décroché le 4ème titre de 'King of the blues" organisé par le Guitar Center. Randy cite volontiers Robben Ford, Freddie King et Albert Collins comme principales références. Il est originaire de Detroit. Ses parents écoutaient du blues. Sa mère était pianiste au sein de l’Eglise Pentecôtiste. Il a appris à jouer de la guitare dès l’âge de 11 ans. Mais rapidement, il émigre à Hollywood où il fréquente le LA Guitar Institute. Mais curieusement, il abandonne alors la musique pendant une dizaine d’années, pour se consacrer à l'informatique. Ce n’est qu’après avoir participé au concours ‘Guitar Center’, qu’il décide de revenir à ses premières amours… Sa victoire va lui permettre d’enregistrer cet album. C’est également son premier. Los des sessions d’enregistrement, il a reçu le concours du drummer Gary Novak, du bassiste Travis Carlton (Robben Ford Band) et du claviériste Jeff Babko (Larry Carlton Band). La production a été confiée à Pete Anderson (Roy Orbinson, Jackson Browne, Buck Owens, KD Lang, …)
Des cordes acoustiques ouvrent "Ramblin' man blues", avant que l'amplification ne soit branchée. Nerveuse, la plage ne maque pas de charme. L'orgue de Jeff est à l'avant-plan. La voix de Randy passe bien la rampe. Elle n’est pas vraiment puissante et me fait penser à celle de Robben Ford. Le quatuor affiche une belle cohérence. "Whiskey from the bottle" est toujours aussi vivace. Jeff est passé au piano. Randy opère une première sortie remarquée sur les cordes, dans un style emprunté au jazz, avant que le piano ne le relaie. "Nothin' but a thang" épouse un profil davantage funk. Travis adopte le mode slappin' sur sa basse. Le jeu aux cordes est très fluide et inspiré. Gary martèle ses fûts afin de canaliser les interventions des autres instrumentistes. "Can't quit on you" est un blues lent de bonne facture. Mais manifestement, Scott est davantage un adepte de la technique pure que du feeling exacerbé du blues ; néanmoins, il n’a pas à rougir du résultat. "Never enough" bénéficie d’arrangements plus complexes. Les changements de tempo sont savamment structurés. La dextérité du jeu de Randy est vraiment impressionnante. Enlevé, "Mean hearted woman" est un blues plus classique. L'envol est superbe. L’impact franc et direct. Mais c’est Albert Lee, invité pour la circonstance, qui en est le responsable. Il signe d’ailleurs deux soli dans son style inimitable. "Don't call it love" est une composition qui accroche immédiatement l'oreille ; et c'est bien dans ce style que Scott se révèle le plus personnel et même le plus brillant. Ballade blues indolente et particulièrement mélodieuse, "Kisses like cherries" nous réserve une superbe partie de guitare. Belle à en pleurer ! Exercices de style instrumentaux, "Out of the blue" et "Talking my maby down" mettent en exergue la virtuosité de Scott ; des morceaux au cours desquels il a tout le loisir de s’aventurer dans l’univers du jazz. Excellente plage, "Fire" met bien en valeur les différents musicos. Très rock, "Hell to pay" déménage littéralement. Les interventions de Jeff Babko aux ivoires sont détonantes. Albert Lee assure la part rythmique et se réserve le premier solo, tout en picking. Acoustique, "Tommy's tune" clôt l’opus. Un morceau instrumental au cours duquel Scott est seul avec son blues…

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