En deux ans, les choses ont pas mal changé chez Braids. Depuis la sortie de leur premier album, « Native Speaker », les Canadiens ont acquis une certaine notoriété sur la planète de l’indie-rock. Leur second elpee était clairement attendu. Exercice d’autant plus difficile que depuis, Braids a subi une réduction de line up, suite au départ de Katie Lee.
L’opus s’ouvre par « Victoria », un morceau glacé qui fait la part belle aux sonorités électroniques, dont les nappes se superposent subtilement. Peu à peu, la voix de Raphaelle Standell-Preston (moitié du duo de Blue Hawaii) vient se poser. Un organe vocal au timbre moelleux, proche de la perfection, sis quelque part entre celui de Björk (dont on ressent les influences tout au long du long playing) et de Joanna Newsom. Une voix le plus souvent douce, mais qui n’hésite pas à élever le ton lorsque c’est nécessaire, comme sur « In Kind » et « Together ».
Quelque part entre cold-wave et dream-pop, la musique de Braids est particulièrement raffinée. Les Canadiens établis à Montréal prennent leur temps pour construire les ambiances. Pourtant, aucun des 10 morceaux ne s’essouffle. Parce que le tracklising est parfaitement équilibré, alternant plages lentes et hypnotiques, morceaux rythmés ou construits en de longs crescendos. Des crescendos parfaitement rendus grâce notamment à une production irréprochable. Pari réussi donc pour le trio qui a donc choisi sur « Flourish//Perish », d’explorer une voie davantage électro. Manifestement le Canada n’a pas fini de nous surprendre…

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