Fameux défi pour ces quadragénaires qui viennent de plaquer leur boulot pour remonter un groupe apparu en 72 et dissocié voici quinze ans. Probablement poussés par la nostalgie d'une époque féconde en musique progressive et stimulés par le retour en forme des papys (Robert Plant, Jimmy Page, King Crimson, Yes, Hawkwind, etc.), Colin Burton, Jean-Michel Walravens et Henri Simons ont donc décidé de se consacrer exclusivement à leur passion. La musique. Pour enregistrer leur premier album, ils ont pris le soin de s'entourer de trois autres musiciens. Un claviériste/flûtiste/saxophoniste, un bassiste, et un drummer. Maintenant, n'essayez pas de trouver une quelconque corrélation avec des ensembles comme Ozric Tentacles ou The Orb. After Silence n'a recours à la technologie moderne que pour la production. Excellente par ailleurs. Mais sans parvenir à extraire les compositions d'une certaine autosatisfaction revivaliste. Genesis circa "Foxtrot", Kansas, Supertramp polarisent le jeu de références. Parfois même Bon Jovi ou Scorpions, lorsque la solution s'égare dans le hard FM nombriliste ou mielleux. Néanmoins si vous êtes demeuré un baba cool jusqu'au fond de l'âme, cet After Silence répondra à vos aspirations les plus profondes...