En 1992, cet ensemble batave nous avait agréablement surpris en gravant "Palomine", un premier elpee qui allait recevoir un écho très favorable dans la très protectionniste Grande Bretagne. "Lamprey" constitue donc son deuxième opus. Un morceau de plastique qui nous a laissé sur notre faim. En fait, hormis l'excellente entrée en matière, "Keepsake", dont la passion électrique évoque le Crazy Horse de Neil Young, les trop rares lueurs d'intensité ne parviennent pas à extraire les chansons d'un climat mélancolique, presque morose. Et dans ce contexte, la voix gémissante, lacrymale de Carol Van Dijk accentue davantage cette impression de vague à l'âme. Dommage!