Mercury Rev et Flaming Lips partagent une même vision organique du psychédélisme. Normal lorsqu'on sait que le guitariste Jonathan Donahue a joué chez l'un avant de passer chez l'autre, il y a maintenant un peu plus de deux ans. Produit par le quatuor et Dave Fridmann, cet opus recèle pour treizième fragment la version de "Bad Boys" concédée au film "Batman Forever". Tout comme Rollerskate Skinny, Flaming Lips accorde une énorme importance au sens mélodique des compositions. Une opération délicate que le groupe parvient à négocier en superposant des textures à premier abord inconciliables. Vocaux gémissants, flûte allègre, piano spectral, rythmes fluides, cordes de guitares distordues, tout un arsenal de sonorités différentes qui accouchent tantôt d'un hymne, d'une ballade ou d'un requiem acide. Des chansons qui exsudent cependant avec ironie, sarcasme et perversion une tristesse maladive, dramatique, presque négative. A cause des lyrics qui tournent sans cesse autour d'un même axe rock’n’rollesque huilé au sexe, à la mort et à la religion.

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