Originaire de Detroit, Marcus Malone est un chanteur/guitariste de couleur noire. Depuis plus de 10 ans, il pratique un blues rock très mélodique. Son premier album ? Il l’a mis en boîte à Los Angeles. Au cours des 90’s. Intitulé "Marcus", il avait bénéficié du concours de Tim Bogert (ex-Vanilla Fudge/Cactus/Jeff Beck) et Gene Black, un gratteur qui depuis s’est mis au service de Joe Cocker. Cet opus avait beaucoup plu en Europe ; ce qui avait permis à l’artiste d’y tourner inlassablement. Il s'est alors établi en Angleterre dès 1997 et a entamé la publication de toute une série d’elpees : "One more time" en 1999, "Walkin' shoes" en 2002, "Blue radio" en 2005, "Hurricane" en 2007, "Let the sunshine in" en 2011, et enfin ce "Stand or fall".
L'artiste jouissant aujourd’hui d’une belle notoriété, il a reçu le concours de toute une série de collaborateurs, lors des sessions d’enregistrement. Dont de nombreux amis guitaristes, parmi lesquels on épinglera John Nolan de Staylight Run, Stuart Nixon de Never the Bride, Billy Burke et Julian Burdock de 24 Pesos (ex-Waterzooi). Marcus signe la plus grande partie des plages.
Il démarre par "Leaving the blues", un rockin' blues bien nerveux, auquel participe un des meilleurs souffleurs anglais contemporains, Wil Wilde. Nous ne sommes pas loin de Whitesnake, mais en beaucoup moins hard. En outre, la slide de Burdock communique à la plage, une coloration particulière. Marcus revient au style qu'il affectionne sur "Stand or fall". Imprimé sur un tempo lent entretenu par des riffs dramatiques, la musique évoque le célèbre blues band insulaire de la fin des 60’s, Free. La voix est d’ailleurs aussi rauque et puissante que celle de Paul Rogers, alors que Billy Burke ressuscite les accords chers à Paul Kossoff, en moins écorché toutefois! Malone a également assuré la mise en forme ; et il en a profité pour injecter de nombreux chœurs dans ses arrangements. "Aint no tellin" élève quelque peu le tempo. La voix de Marcus colle parfaitement au genre. John Nolan s’autorise une envolée de classe sur ses cordes. "It's gonna take time" est une ballade indolente. Les cordes acoustiques, l'orgue de Moz Gamble et l'harmonica d'Alan Glen (ex Nine Below Zero/Yardbirds) y font bon ménage. "Detroit City Blues" est à nouveau hanté par le Free. Marcus se souvient de ses jeunes années vécues dans la Motor City. Dixon s'envole aux cordes dans un registre plus métal. "Slow down" est un blues rocker au tempo vivace. Will Wilde se réserve l’harmo, alors que la guitare de Dixon emprunte un profil bien plus rock'n'roll! Slow blues dramatique, "Jealous kind" nous entraîne dans l’univers de John Lee Hooker. Malone chante toujours comme Rogers sur "Under pressure", mais de l’époque Bad Company. Le long playing nous réserve deux bonus tracks. Et c’est le bonheur ! Tout d'abord "Living the blues", un excellent boogie blues caractérisé par le retour de Burdock à la six cordes. Puis, une version longue du lent "It's gonna take time"…

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