Une excellente nouvelle, le label Postcard ne se contente plus de puiser dans son back catalogue. Il semble même décidé à miser sur des formations en devenir... Quoique d'excellente facture, le dernier opus de Paul Quinn & The Independants exsudait encore de fortes effluves passéistes. "Saint Jack", deuxième véritable elpee de cet ensemble écossais, est tout à fait dans le coup. Il faut d'ailleurs attendre "Clipped wings & flower strings", avant-dernier morceau du disque, pour retrouver quelque traces d'Aztec Camera voire d'Orange Juice. Pour le reste "Saint Jack" serpente spirituellement, voluptueusement, dans le panthéon du rock'n’roll. Entre Marc Bolan, Adam & the Ants, le Floyd, le Velvet Underground, Television, Can, Brian Eno et quelques autres... Le timbre vocal félin, coincé quelque part entre celui de Tom Verlaine et de Peter Perrett (Only Ones) se chargeant de sculpter la beauté floue et veloutée de chaque mélodie. Le disque épingle, en outre, un poème de Jock Scott, "Couldn't phone potatoes", conte malveillant tordu, mais terriblement réaliste que ne désavouerait pas un Charles Bukowski ou encore Tom Waits...

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