Ce « Dead Man » porte bien son titre ! Il baigne en effet dans une ambiance particulièrement poisseuse, si caractéristique de la ‘Bible Belt’ du Midwest américain, magnifiquement décrite par le film éponyme de Jim Jarmusch sorti en 1995, qui mettait en scène Johnny Depp. Toutefois une référence saute immédiatement aux oreilles, en écoutant le second opus de Harold Martinez : David Eugene Edwards. Et tout particulièrement sur « The Killers Crow ». Car, non seulement cet elpee baigne dans un ‘swamp rock’ aux ambiances sombres et aux guitares distordues (« Dead Man »), mais les compos sont traversées par une voix écorchée, à la limite de la rupture. Saturée d’émotion, elle vous prend même aux tripes, dans un registre qui rappelle manifestement celui du cow-boy aujourd’hui actif au sein de Wovenhand. Flanqué du batteur Fabien Tolosa, le Nîmois Harold Martinez s’aventure sur les terres du sud des Etats-Unis depuis ses Cévennes natales ; et malgré un manque de personnalité propre, il parvient à nous bluffer. La cérémonie consacrée à ce « Dead Man » réveille en tout cas les fantômes du 16 Horsepower ! Un bien bel album…

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