Planet Full of Blues est un trio originaire de la Virginie. Johnny Ray Light en est le leader, mais aussi et surtout le chanteur/guitariste. Il est soutenu par le drummer Brock Howe et le bassiste Ron Dameron. La formation avait publié un premier opus éponyme en août 2008. Johnny avoue avoir été particulièrement inspiré par le regretté Stevie Ray Vaughan. Sa voix évolue dans un registre proche de Clayton-Thomas, du Blood, Sweat & Tears! Pour concocter cet elpee, le trio a bénéficié du concours du célèbre Jim Gaines. Des sessions qui se sont déroulées au sein des studios Bessie Blue de Memphis. Le combo pratique un blues rock largement teinté de R&B et libérant beaucoup de groove.
"Big mouth" ouvre le feu dans l’esprit de Vaughan. Néanmoins, la voix est moins hargneuse et a moins de vécu ! Elle emprunte alors l’expression autoritaire de David Clayton Thomas sur "So special", dominant bien sûr son sujet. Mr Light aborde son "Mashed potatoes Gravy" de manière ludique. Les musicos sont à la recherche de la bonne bouffe. De quoi donner de l’inspiration à Johnny pour s’envoler aux cordes. Sa voix est quand même particulière. Grave, elle est parfaitement adaptée lorsque le tempo n'est pas trop vif, comme sur "Open your eyes", une plage caractérisée par un solo très éclectique. Bien ficelé, "Busboy" trempe dans le blues rock conventionnel, une piste typique de la formule trio, la guitare comblant naturellement tous les espaces vides. "I had a dream" repose sur une trame dramatique réminiscente d’un Stevie Ray Vaughan des bons jours, une plage lente, aux accords de guitare fluides. "Big bright light" baigne dans un swamp rock qui lorgne vers le Creedence Clearwater Revival, mais sous une approche plus douce. Contaminé par les tonalités texanes de la guitare, "Sunday drive" déménage littéralement. "Felt like a tourist" accélère le tempo, un tempo bien soutenu par une rythmique très rock'n'roll qui laisse échapper de bonnes vibrations. Parcouru par d’excellentes interventions à la slide, "Snake lady" véhicule des accents très southern, roadhouse même. De bonne facture, cet elpee s’achève par le convaincant "Shugrue shuffle", un instrumental qui bluese et rocke comme du bon Freddie King!

Nederlands
Français 
