Para One est têtu. Après avoir publié « Passion », il repasse les plats avec « Club ».
Plus qu’une relecture, il s’agit ici d’une réinterprétation de ses propres morceaux, dans une optique dancefloor.
En plus d’être réussi, « Passion » a bien vieilli, le cas pour toutes les productions ‘french touch’.
Alliant des racines hip-hop à une mélancolie électro, il reste vaillant 2 ans après sa sortie.
L’actualité du patron du label Marble, c’est « Club », un album à ne pas écouter chez soi.
Ce serait perdre son temps, sauf si vous adorez danser seul comme un taré dans votre salon.
Non, « Club » est destiné à la nuit, pour la foule, pour le volume à 11.
Généreux, hédoniste, il s’écoute donc, les bras en l’air.
Bras en l’air, mais pas bras croisés pour Para One qui met de la sueur dans ses morceaux, naviguant entre nostalgie 90’s et efficacité EDM, mais sans vulgarité.
Juste l’envie de faire plaisir. Avec intégrité, il plonge dans la culture Rave et apporte son beat à l’édifice House, sans autre ambition que de faire danser.
Dans un monde parfait, « When The Night », de son précédent opus, aurait été un hit universel. Je croise les doigts que sa version ‘Acid Live’ accompagne tous les couchers de soleil de cet été. « You Too » pourrait faire passer la longue pilule estivale tennis/foot/cyclisme et « Compute » mériterait de devenir l’hymne officiel d’une Ibiza indépendante.
Pas de concept, pas de révolution sonore, pas d’esbroufe, juste un album de ‘danse’ pur et énorme.

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