Laura Stevenson est âgée de 28 ans. Et vient de publier son troisième opus, « Wheel ». Apparemment sans ses Cans. La musique ? La jeune New-yorkaise est tombée dedans dès son enfance. Et tout particulièrement l’americana. Son grand-père, Harry Simeone, était pianiste, un pianiste qui s’était forgé une belle notoriété sur la côte Est des Etats-Unis. Et sa grand-mère, Margaret McCravy, était chanteuse de jazz auprès de Benny Goodman. Inévitablement, toute jeune, elle apprend la guitare, puis le piano. Et commence rapidement à écrire ses premières compos. Elle chante à la chorale mais en même temps participe aux aventures de quelques formations punk. Mais finalement, elle en revient à ses premiers amours : le folk-rock. Elle redécouvre alors Neil Young et Leonard Cohen. S’intéresse à Jeff Mangum (Neutral Milk Hotel). Pour acquérir de l’expérience, notamment en live, elle tourne en compagnie de combos punk issus de Long Island. Elle fonde alors ses Cans et publie son premier elpee, « A record ».
Depuis, Laura a roulé sa bosse, joué en première partie de groupes bien établis (Maps and Atlases, Cults) et rencontré du beau monde. Ce qui va lui permettre de bénéficier du concours de quelques pointures, pour enregistrer ce « Wheel ». Ainsi, derrière les manettes, on retrouve Kevin McMahon (Swans, Titus Andronicus) et, côté instrumental, Rob Moose (Bon Iver, Antony and The Johnsons) ainsi que Kelly Pratt ( Beirut, Arcade Fire). Le second cité aux cuivres !
Tout au long de ce long playing, Laura chante ses déboires sur un ton drôle, enjoué, mais toujours impliqué, d’une voix bien timbrée à défaut d’être exceptionnelle. Un disque au cours duquel on passe du rock (« Runner », « Eleonora ») au country/folk (« The Hole », « L-DOPA ») en transitant par le blues (« Sink , Swim »), tout en préservant une même intensité.

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