Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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Solo recordings – Volume 2

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Steve Hill est un chanteur/guitariste. Un Montréalais dont le style oscille entre blues et rock. Entre 2002 et 2011, c’est d’ailleurs surtout dans l’univers du rock qu’il va évoluer. Avant cette période, il pratiquait uniquement le blues. Parmi les faits marquants de sa carrière on épinglera ainsi sa participation aux sessions d’enregistrement de "Roots and blues", un elpee de Nanette Workman. Compatriote, cette chanteuse est particulièrement populaire au pays du sirop d'érable. C’est en 2012 qu’il revient au blues, en publiant "Solo recordings - Volume 1", un disque salué par la critique ; ce qui lui vaudra quelques awards du blues dans son pays!

Steve Hill propose ici le deuxième volume de ses enregistrements opérés en solo. Il se réserve tous les instruments : guitares (Gibson), basse, batterie, percussions et harmonica. En outre, il chante et s’est chargé de la mise en forme ainsi que du mixing. Enfin, hormis 3 pistes, il signe toutes les autres compos.

"Still got it bad" ouvre la plaque. Un blues rock lent aux accents dramatiques. Les riffs puissants sont largement amplifiés. La voix colle bien au style. Elle est talonnée par la guitare qui ne laisse guère d'espace libre. "Slim chance" élève le tempo. Steve aligne les riffs rythmiques toujours aussi denses ; mais il s’autorise quelques petits envols en solitaire, le doigt armé d'un bottleneck. "Tough luck" baigne dans une certaine quiétude. D’une voix plus grave, Hill chante ce folk/blues en s’accompagnant à la sèche quand il ne souffle pas dans son harmo. Sa guitare slide introduit "The collector", une plage au cours de laquelle il sculpte des motifs rythmiques implacables et intenses. Manifestement, le Canadien est comme un poisson dans l’eau sur cet instrument. "Never is such a long time" constitue certainement le meilleur titre du long playing, un blues lent, sombre, marqué au fer rouge par les sonorités grasses et épaisses de sa Gibson Les Paul. La première reprise est consacrée au "Hate to see you go" de Little Walter. Une version alerte que Steve a adaptée à sa guitare. Une excellente cover au cours de laquelle Steve libère judicieusement ses cordes. Ballade indolente, "Better" véhicule des accents southern rock, mais également métalliques puisés dans le Delta, une piste mélodique caractérisé par le recours à un bottleneck. "Simple things" est un titre issu de la plume de Ray Bonneville, un guitariste/compositeur canadien qui a beaucoup bourlingué à travers les Etats-Unis. Steve et Ray avaient enregistré en duo cette chanson acoustique et l’avait réservée au premier opus de Hill, paru en 1997. Un traitement de choc a été administré au "I want you to love me" de Muddy Waters. Ce blues baigne au sein d’un climat écrasant, malgré ses changements de tempo et ce zeste d’harmonica. Chargé d’intensité, "Go on" trahit la face rockin' blues de l'artiste. "Long road" clôt l’elpee, une plage folk atmosphérique…

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Steve Hill
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: No Label / Sarah French Publicity
  • Date: 2014-03-04
  • Rating: 4
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