Lee Palmer est canadien. Originaire du Brunswick, il vit à Toronto depuis 1980. Aujourd’hui âgé de 60 balais, cet adepte de la roots music avait publié un album solo en janvier 2013. Il explore la musique de ses racines, où se mêlent folk, et surtout blues ainsi que country. Il chante d’un baryton chaleureux, en s’accompagnant à la sèche. "60 clicks" a été enregistré live dans le studio torontois de Rogue, des sessions au cours desquelles Lee a reçu le concours d'excellents musiciens locaux, dont Alec Fraser préposé à la basse, mais également responsable de la production.
Palmer signe les 11 plages. Parmi elles, figurent quelques blues de très bonne facture, à l’instar de la plage d’ouverture, "Do what I does", qu’on pourrait qualifier de particulièrement harmonieuse. La section rythmique est impeccable. Fraser et Al Cross se chargent des percussions. Rony Platt à l’harmo, Elmer Ferrer à la sèche et Burke Caroll à la slide excellent chacun sur leur instrument. La rythmique adoptée par "Waiting on my love to come" rappelle Howlin' Wolf, même si l’approche est plus soignée. Roly Platt (NDR : il a été plusieurs fois nominé aux Maples Blues Awards, distinctions réservées à la scène blues canadienne) brille sur son harmonica. Il est talonné par le bottleneck de Carroll. Un effet et des musicos qu’on retrouve sur "Fighting the blues" ; Wendell Ferguson (à la guitare 66 Tele cameo) renforçant pour le circonstance le line up. Le reste du long playing baigne essentiellement dans la country. Tout d’abord la ballade "Parents child". Puis "Sometimes", une plage caractérisée par les interventions tout en délicatesse des solistes. "Things are too good to be blues", ensuite ; mais dans l’esprit du western swing. Et du swing, cette piste n’en manque pas, l’harmo et la pedal steel entretenant ce climat. "Changed man" nous transporte au Sud de l’Espagne. A cause de ces accords de guitare dispensés par Elmer Ferrer. "Wrong not to write" nous ramène du côté de Dallas. Une compo au cours de laquelle l’harmo et la pedal steel de Burke Carroll sonnent comme à l’authentique. Le titre maître est une jolie cover de Bill Smith, disparu il y a quelques mois. Caractérisé par ses accents country/blues, "Together we roll" nous plonge dans le bluegrass. C’est également la piste finale. Platt y émerge à la manière de Sonny Terry.

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