Zoe Muth nous vient de la côte Ouest des States. Chanteuse de folk et de country, elle est surnommée l'Emmylou (Harris) de Seattle. Son premier elpee, "Zoe Muth and the Lost High Rollers", remonte à 2009. Il est suivi par "Starlight Hotel", paru en 2011. Afin de poursuivre sa carrière, elle décide de partir à Austin, au Texas. Elle y rencontre le producteur et bassiste George Reiff. Ce dernier l’invite à enregistrer au studio Finishing School, en compagnie de musiciens locaux, dont le guitariste Brad Rice.
Le timbre vocal de Zoe est cristallin. Et il colle parfaitement à ses ballades country, douces et visionnaires. A l’instar de "Little piece of history", qu’elle interprète face à la guitare jouée en picking de Rice et aux accords du piano de Sweney Tidball. Dans le même esprit, "Mama needs a Margareta" s'enfonce davantage dans le sud profond, une piste au cours de laquelle la pedal steel de Geoff Queen marque bien son territoire. Les percussions de Greg Nies stimulent le tempo de "Make me change my mind". Les sonorités électriques dispensées par la guitare de Brad Rice communiquent une tonalité rock à l’ensemble. "Annabelle" nous replonge dans la douceur. Une douceur à la fois candide et belle entretenue par les instruments à cordes, violon et violoncelle. Plus roots, "April fool" est balayé par les interventions de l’accordéon. Mais également parcouru par celles du violoncelle et d’une pedal steel. Country/rock tonique, "Too shiny" est galvanisé par des grattes bien électriques et hydraté par l'orgue de John Ginty. "Waltz of the Wayward wind" nous replonge dans la sérénité country. Une valse très lente et langoureuse bercée par la pedal steel et les ivoires. Et caressé par la pedal steel de Mike Hardwick, "What did you come back here for ?" (NDR : le morceau final) est un titre qui résume parfaitement le climat de tendresse et de beauté enveloppant cette œuvre.

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