A l’issue du festival Lollapalooza, les Rolling Stones auraient proclamé que la prestation ‘live’ de Benjamin Booker, était la meilleure de cette édition 2014. Info ou intox, une chose est sûre, le CV du jeune Américain est déjà impressionnant ; ce qui devrait éveiller l’intérêt des aficionados de rock. Après avoir assuré la première partie de Jack White, Benjamin Booker a enregistré son album à Nashville, dans le même studio qu’Alabama Shakes. Et il vient de paraître sur le label Ato (Alabama Shakes, Drive-by Truckers, Two Gallants, …) Une nouvelle preuve du crédit dont jouit aujourd’hui le Virginien.
A 22 ans à peine, cet Afro-américain établi depuis à la Nouvelle-Orléans, s’évertue à ressusciter toute une tradition musicale yankee issue directement des 60’s. Et un monde d’un autre temps s’ouvre littéralement devant nos yeux. Excellent guitariste et chanteur à la voix écorchée, Benjamin Booker nous propose tout au long de cet elpee un mélange instinctif de blues et de rock, foutrement contagieux. En écoutant des morceaux rythmés tels que « Chippena », sans s’en rendre compte, nos doigts claquent et nos pieds battent la mesure. Suivant les plages, Booker consomme une énergie brute (notamment le single « Violent Shiver ») ou y injecte une palette d’émotions à vous flanquer la chair de poule (« Slow Coming », « Spoon Out My Eyeballs »).
Benjamin Brooker constitue clairement une des meilleures surprises pour cette année. A suivre de très près !
Pour info, il se produira au Botanique, au Witloof Bar, ce 20 novembre. Un conseil d’ami, ne traînez pas si vous souhaitez vous procurer une place…

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