Une bonne dose d’animalité rock’n’roll m’était nécessaire, en ces premiers jours de boulot, pour agrémenter leur routine parfois insidieuse… Une dose concentrée, fournie par quelques dealers officiels : les Californiens d’Icarus Line. Sans surprise, ils se chargent du boulot de façon admirable et à intervalles réguliers. Ces Angelinos, actifs depuis 1998, nous proposent déjà un mini album, quelques mois après la sortie de « Slave Vows ». Cinq longs titres sauvages comme autant de coups de pied au cul ! Tout au long d’« Avowed Slavery », Joe Cardamone a décidé de durcir davantage le ton tout en continuant à se charger de la mise en forme. La saturation des guitares est une règle, la dissonance un art. Mais en conservant un esprit rock et non pas expérimental ; bien que vous ne détecterez pas la moindre caresse mélodique entre la tronçonneuse électrique de « Leeches and Seeds » et les 13 minutes cacophoniques –probablement dédiées à Jack l’Eventreur dont on vient de découvrir la probable identité– du pas très sain « The Father, the Priest »… Du rock. A l’état pur donc, proche du Nick Cave des débuts. De quoi nous faire oublier que les morceaux de cet Ep ne sont tout de même pas terribles…

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