Vingt ans plus tôt, Eno venait de quitter Roxy Music alors que Fripp assistait impuissant à l'agonie de son premier King Crimson. Leur rencontre va déboucher sur des expérimentations avant-gardistes, totalement révolutionnaires pour l'époque, que seul jusqu'alors le compositeur américain Tery Riley était parvenu à déflorer. Ces applications feront l'objet d'un album en 1973, "No Pussyfooting". Deux longues faces partagées entre les lamentations de la guitare de Bob et les perspectives synthético-atmosphériques imaginées par Brian. La firme de disques, major en l'occurrence, va très mal prendre la chose... sauf lorsque l'elpee atteindra le top 30 aux Iles Britanniques. En 1975, le duo décide de remettre le couvert avec "Evening Star". Eno y prépare (in)consciemment ses observations dans le domaine de l'‘ambient’, observations qu'il concrétisera sur "Discret Music" et "Another Green World" un peu plus tard; alors que Robert traite les cordes de sa Les Paul à la manière d'une symphonie électrique post "Lark's Tongue In Aspic". Ce recueil résume en quatre fragments la quintessence de ces deux œuvres. Une compilation enrichie de quatre versions différentes de "Healthy Colours", quatre adaptations d'un même thème. Probablement imaginé à la même époque cet inédit préfigure les travaux menés début des eighties par Cabaret Voltaire dans le domaine de la manipulation des voix. Un document !

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