Tout comme le défunt Happy Mondays, Hazel se produit sur scène avec un danseur. Ni le ballet classique, ni la house mancunienne ne poussent pourtant dans le jardin musical de ce groupe yankee (Portland, Oregon) qui, tout au long de "Lucky dog", fait fructifier un savoureux hardcore mâtiné de pop, de garage et de grunge, récoltant quatorze petites noisettes sonores, quatorze bouchées à engloutir goulûment, tant elles s'avèrent irrésistibles, communicatives (drums épileptiques, riffs de guitare étranges, bourdonnants, croustillants, basse mélodique et pulsante, vocal aigrelet, sensuel de Jody Bleyle et diaphane, délicat de Peter Krebs, variations de tempo). Un album que nous pourrions peut-être planter à la croisée des chemins des Breeders, d'Hüsker Dü et de Nirvana... Tu me passes un casse-noisettes!

Nederlands
Français 
