C’est The Coral qui est coupable…
En balançant son incroyable « The Curse Of love », il avait pris soin de parsemer des pépites rock britonnes hors des sentiers battus. Alors qu’elles leur étaient réservées. Les salauds !
Parce qu’à première écoute, cet opus ne m’avait pas vraiment convaincu, je m’étais quand même décidé à remettre le métier sur l’ouvrage…
L’émulation provoquée par les Anglais retombée, j’ai donc réinséré le disque dans le pick-up (NDR : vous me suivez encore ?) ; et j’ai pris une claque. Finalement méritée.
Un peu comme si la pochette me traitait d’ignare tout en me balançant un coup de coudes dans les côtes, mais de manière sympathique.
L’indie rock pratiqué par High Hazels est accessible, c’est vrai. Il mêle subtilement des influences qui oscillent d’Arctic Monkeys aux Kinks en passant par The Libertines. Bref, la musique est bien insulaire. Et jamais, elle ne perd le fil de ses références. Chacun son business ! Insulaire, car ce climat me fait furieusement penser au tea time : thé et galettes, entouré d’un mur Laura Ashley. Les pieds enfermés dans des loafers et le pantalon remontant, car trop étroit dans le bas.
Des moments qui ne suscitent apparemment guère d’enthousiasme, mais traduisent un sentiment de protection et d’amour. Le tout plongé dans un contexte où le bon goût et le savoir-vivre se cultivent outre-Manche.
High Hazels doit depuis m’avoir pardonné cet accès de snobisme, et depuis, il tourne et tourne encore dans mon lecteur…

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