Créé en 2008 comme un groupe collaboratif, Pond suscite dorénavant davantage l’attention des mélomanes. Et pour cause, le line up compte en son sein trois membres également actifs chez Tame Impala (Kevin Parker, Jay Watson, Cam Avery), groupe acclamé unanimement par la critique, au cours de ces dernières années. Mais, une plus grande notoriété entraîne une plus grande exigence de la part du public. Pas question de laisser passer quoi que se soit sous couvert d’amateurisme. Et d’amateurisme, il n’en est nullement question ici. Il s’agit tout de même de leur sixième opus. Et on peut affirmer que les Australiens (NDR : ils sont originaires de Perth) maîtrisent parfaitement leur sujet.
Pond s’inscrit dans la lignée d’un mouvement psyché tracé, il y a maintenant plusieurs décennies, par un groupe comme The Flaming Lips. Une ouverture dans laquelle se sont engouffrés des formations somme Foxygen ou encore MGMT. S’étalant sur 40 minutes, « Man it feels like space again » dévoile toutes les facettes de son kaléidoscope sonore. Une musique atmosphérique rythmée par les effluves de synthés et les guitares moelleuses. Et des compos qui oscillent entre plages funky et des ballades mélancoliques.
En à peine 9 titres, Pond remet une nouvelle fois l’Australie au centre de la carte du rock psychédélique.
Pour les aficionados du style, les Australiens se produiront à l’AB Club, le 12 juin. Une prestation qui s’annonce haute en couleurs.

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