Absolution est trio anglais fondé en mai 2010. A son actif, "Issues", un premier album paru en 2012, et l’année suivante, "Live from the Front", un LP immortalisé en public. Leur musique mêle blues, rock, jazz et country. Le chanteur/guitariste Joe Fawcett en est le leader. Il revendique l'héritage de Vince Gill mais aussi de Joe Bonamassa, Robben Ford et Eric Clapton. Le line up est complété par Doug Lang à la batterie et Ben Gardner à la basse. Le trio a signé, début 2014, sur le label Blues Boulevard. "Absolution" constitue donc le second opus studio, un disque à la pochette particulièrement soignée. Joe et Doug signent, seuls ou ensemble, les douze plages.
"Blue situation" nous baigne dans un climat blues/rock. Chez ce power trio, l'unique soliste est le guitariste. Il est impeccablement soutenu par sa section rythmique. La voix n'est pas très puissante. Les musicos sont jeunes. Et cela s'entend. Très offensive, la guitare s’inscrit dans l’esprit du blues/rock mélodique pratiqué par Joe Bonamassa. Ses riffs entretiennent une ambiance dramatique. A l’instar de "Giving it up". Efficace, elle rappelle le Free, combo qui a sévi au cours des 70’s, malgré les quelques accents country qui planent circonstanciellement sur l’ensemble ! Le titre maître ne manque pas de charme. A cause de ses sonorités aux effluves surannées et des lignes de grattes bien construites. Caractérisée par sa ligne de basse empruntée à Jack Bruce, "Bitter Venom" évoque le premier power trio, né au cours des sixties, The Cream. Rock/blues puissant, Head for trouble" adopte des accents insulaires, largement inspirés par les débuts du style! "Empty, I'm down" campe un blues/rock indolent, cool, une piste au cours de laquelle la guitare et la basse entrent en fusion. "Left in the corner" nous entraîne dans le Delta du Mississippi. La guitare concède des accents métalliques. Dramatique, la voix est susurrée. Enfin, empreintes de subtilité et de sensibilité, les cordes finissent par se libérer, comme chez Robben Ford. Davantage grattées dans l’esprit des 70’s, elles évoquent Whitesnake tout au long de "Back to the levee", même si la voix de Joe est bien plus inoffensive que celle de Coverdale. "Some kind of liar" et "Lay me to the rest" trempent dans un blues/rock vaporeux et mélodique. "Long ride home" adopte un profil subtilement psychédélique. Acidulée, la gratte emprunte des chemins peu conventionnels. Excellent ! Et le long playing de s’achever par un brillant blues/rock intitulé "Don't know where (I'm coming from)".

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