Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

logo_musiczine

La Divine Comédie de Lora Gabriel

Lora Gabriel a trouvé sa voie en oscillant constamment entre les polarités pour mieux les réconcilier. Cette quête débute dès son enfance, lorsqu'un professeur de flûte traversière, au conservatoire, lui propose de chanter les notes qu'elle joue. Son premier…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Morrissey - Lotto Arena
Kim Deal - De Roma

Morose Elephant

Écrit par - -

"Morose Elephant" constitue le quatrième opus de ce chanteur/guitariste californien. Il fait suite à "Jeff Jensen", paru en 2007, "I'm coming home", en 2009 et "Road worn and ragged", en 2013. L’artiste a toujours aimé mêler les styles : rock'n'roll, funk, jazz et blues. En 2004, il fonde le Jeff Jensen Band. Il participe quatre fois à l'International Blues Challenge de Memphis. Depuis 2011, il y réside d’ailleurs. Il s’est produit pendant deux années auprès du formidable harmoniciste, Brandon Santini. Lors de ses tournées, il est soutenu par une section rythmique. Soit le bassiste Bill Ruffino, et un nouveau batteur, le jeune noir Robinson Bridgeforth.

La Texane Reba Russell donne la réplique vocale à Jeff sur "Make it through", un R&B funkysant. Ce dernier libère ses cordes dans un style très élégant. Victor Wainwright, un pote, siège derrière le piano électrique tout au long du solide "Get along", une plage aux sonorités métalliques. Et Jensen nous y réserve un envol irrésistible. Il se révèle toujours aussi brillant sur "Fall apart", une ballade R&B intimiste, discrètement cuivrée, dans le parfait esprit du southern soul de Memphis. Robinson canalise le tempo sur ses fûts tout au long de "Going home". Un titre funk qui ne manque pas de charme au cours duquel la voix de Miss Russell vient une nouvelle fois se joindre à celle de notre leader! Et les interventions de guitare sont belles à pleurer! "Paper walls" concède des accents empruntés à la valse et au jazz. Chris Stephenson joue sur un piano d'enfant et double à l'orgue Hammond. Signé Memphis Minnie et Kansas Joe McCoy, "What's the matter with the mill" lorgne vers le Memphis blues de BB King. Jeff et son ami Victor Wainwright partagent les vocaux, avant que ce dernier ne vienne se défoncer sur les 88 touches de ses ivoires, lors d’un boogie woogie furieux. Le violon d'Anne Harris colore "Ash and bone", une ballade acoustique, de teintes joliment surannées. "Elephant blue" baigne dans une atmosphère jazz, une piste instrumentale caractérisée par des échanges entre la guitare, l'orgue de Stephenson et la basse de Bill Ruffino. "Bad bad whiskey" est un succès décroché par Amos Milburn, en 1950. La nouvelle version a été traduite en country/blues classique. Victor se réserve le micro sur ce morceau dominé par les cordes acoustiques et l'harmonica d'Eric Hughes, un concitoyen de Memphis. "I'll always be in love with you" opère un retour au R&B cuivré. Victor Wainwright brille de mille feux au piano sur cette cover d’un ancien hit de Brenda Lee. Et avant de refermer cet opus, on a encore droit à un bonus track : "Empty bottles". Un duo acoustique échangé entre l’harmoniciste notoire californien, Gary Allegretto, et Jeff Jensen, qui se consacre également aux vocaux.

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Jeff Jensen
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Autoproduction / Frank Roszak Promotions
  • Date: 2015-02-03
  • Rating: 4
Lu 1063 fois
Plus dans cette catégorie : « In phase These blues »