Chanteur/compositeur/guitariste, John Campbelljohn est âgé de 60 balais. Ce Canadien vit sur l’Ile de Cape Breton, dans la province de Nova Scotia, à l'Est de son pays. Il apprend très jeune à jouer de la guitare et chope le virus du blues en écoutant Robert Johnson, Son House, Fred McDowell et son maître intemporel, BB King! Il devient rapidement un adepte de la guitare slide. Il cite, parmi ses maîtres, Sonny Landreth, Ry Cooder et Duane Allman. En 20 années d’expérience, il a aligné une belle brochette de disques, dont le premier, "How does it feel?", remonte à 1993. Depuis, il les publie sur des labels allemands. L'un de ses derniers, "Celtic Blues – Live in Hamburg", célébrait, en quelque sorte, ses racines celtiques. John signe les douze plages de "Chin up". Il les a enregistrées au sein de son propre studio, en compagnie de Neil Robertson à la batterie, Ronald Hynes à la basse et Robert Campbell aux claviers.
L’elpee s’ouvre par "The Memble boogie", un excellent boogie qui permet déjà à la slide de tirer son épingle du jeu. Et il déménage. Bien soutenu par sa section rythmique, John se consacre au dobro sur le nerveux "I got it all". Les sonorités sont particulièrement métalliques. Il se sert à nouveau de cet instrument pour attaquer "Meet my maker", alors qu’amplifiée, la slide pousse de petits cris. Les cordes sont vivifiantes tout au long de "The poor man says", un titre sculpté dans un funk rythmique. Et il est irrésistible. Le chant est épaulé par les voix féminines de Martha Mae et Megan. Un style qu’on retrouve régulièrement sur cet elpee. A l’instar de "Castaway" ou de l'excellent "Attitude", piste au cours de laquelle la gratte semble soudée à la basse, alors que la slide ne cesse de gémir. Robert Campbell siège derrière le piano sur "How stupid is that", une ballade roots qui permet au dobro de libérer ses plus beaux effets. Les accords de gratte sont légèrement réverbérés sur "Stop making excuses". Légèrement rock, ce blues constitue manifestement une des meilleures plages de l’opus. Blues/rock so british, "Sally in the Alley" évoque le Cream originel. Les accords de six cordes semblent même hantés par Eric Clapton voire Albert King. "Fantastico Supremo" est une plage ludique. John se réserve l’orgue et David Myles se consacre à la trompette sur "Good morning Mr Blue Sky", un titre qui véhicule des accents exotiques. Essentiellement acoustique, "She's gone – My little love song" clôt l’opus, un morceau caractérisé, de nouveau, par la présence très marquée du dobro.

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