C’est lors du festival parisien ‘Rock en Seine’, en 2009, que deux amis, Amaury (batterie) et Sylvain (guitare-chant), décident de constituer un groupe. C’est la naissance de Moslyve dans sa forme primitive.
Enregistré dans l’urgence et quasi dans la plus grande spontanéité, le premier LP est accueilli favorablement par Magic et DLMDS. Ce qui encourage le combo à s’investir davantage et de privilégier la qualité. Cet encouragement lui donne aussi des ailes qui lui permettront de s’envoler vers un succès d’estime amplement mérité.
Nicolas Leroux, devenu notoire par l’entremise de son band Overhead, est devenu la véritable charnière dans l’histoire du combo. Ses conseils avisés et sa rigueur professionnelle ont été d’un grand secours. Du second long format, « Slave to modern age », ont été issus l’Ep « Walk Inside », et un premier 45 tours, « Lucky 13 ».
Le départ du batteur a été une véritable remise en question. Afin d’assurer les engagements live, notamment à l’International, un appel du pied a été lancé au drummer de Chinese Robots. Le bassiste a également été sollicité en renfort rythmique. De fil en aiguille, ils ont activement participé à la trilogie.
Prolifique, Moslyve a enregistré trois long playings en seulement six années d’activité au sein du paysage indé.
Pour des raisons qui lui appartient, la formation a aujourd’hui, décidé de tirer sa révérence.
En guise d’adieu donc, ces artistes dans l’âme ont donc pris le parti, non pas d’offrir aux aficionados un opus, mais trois ! Enfin, pour être précis, une déclinaison en trois versions façon triptyque : “Have Faith”, “Faith In The Sound” et “Faith”.
La démarche est intéressante et particulièrement audacieuse par les temps qui courent. Elle ne peut être comprise que par celles et ceux qui vouent un culte sans nom à la beauté formelle au détriment de tout autre valeur mercantile. L’artistique reste la pierre angulaire de cette approche musicale ; l’envie inextricable d’explorer l’univers de chaque chanson et d’en tirer le meilleur résultat, revisité façon Moslyve bien sûr !
Une revanche prise à l’égard de celles et ceux qui les ont boudés trop longtemps. Ou alors, un clin d’œil. C’est selon …
Troisième chapitre, « Faith » constitue une version alternative de la version officielle.
Mixé par le leader du groupe, l’elpee reprend notamment quelques unes des chansons figurant sur « Have faith », telles que « That day », « All of a sudden », « Crisis », « Faith » ou encore « Thousand ».
Il s’agit d’un support audacieux dans sa démarche intellectuelle, mais qui n’apporte hélas aucune plus value à l’ensemble de l’œuvre. L’absence de véritable prise de risques est flagrante !
Cet adieu aux armes fait office de vilain petit canard parmi la trilogie ! Dommage !

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