Responsable d’un superbe album en 2006, « Black Cat John Brown », Alamo Race Track avait quelque peu disparu de la circulation. La formation batave avait littéralement percé à la même époque que Girls in Hawaï, malgré le peu de promo réservé sur le territoire noir-jaune-rouge. Quoiqu’il ait pu leur arriver entre-temps, le combo néerlandais est aujourd’hui de retour. Son line up est véritablement chamboulé et sa musique embrasse un large éventail de références indie rock. Depuis Efterklang et Grizzly Bear (« Everybody Let’s Go »), en passant par Le Loup (« We Should Have Never Camped Here »), Of Monsters and Men (« Erase the Wires ») et même Arcade Fire (les légères envolées rencontrées sur « All Engines »). On est même parfois proche du plagiat à moins qu’il ne s’agisse d’une volonté de réaliser la synthèse de tout ce que cette musique a pu proposer au cours de ces dernières années. Mais le plagiat ne s’avère que stylistique et jamais mélodique, car le band est devenu un orfèvre d’une discipline qu’il maîtrise en manifestant une aisance harmonique rare. La voix du chanteur est proche de celle d’Isaac Brooks (Modest Mouse) et de subtiles touches électro permettent à Alamo Race Track de varier encore davantage les climats. Et finalement, « Hawks » devrait ravir les aficionados des groupes précités. Un retour gagnant même si un peu trop sur rails…

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