Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

logo_musiczine

Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Stereolab
The Wolf Banes - De Casin...

This time for real

Écrit par - -

Cet album scelle la réunion de deux grandes voix de la musique soul et du R&B : Otis Clay et Billy Price. Le premier est un chanteur de couleur noire. Agé de 73 balais, il est né dans le Mississippi et a forgé son organe dans l'exercice du gospel. Le second est blanc. Agé de 65 ans, il est originaire du New Jersey. Au cours des eighties, il drivait son Keystone Rhythm Band. Aujourd’hui, il vit à Pittsburgh.

Lors des sessions studio, les deux vocalistes ont reçu le concours du prestigieux guitariste Duke Robillard et de son backing group ; en l’occurrence le drummer Mark Teixeira, le bassiste Brad Hallen, le claviériste Bruce Bears, sans oublier les deux cuivres, Mark Earley (saxophones) et Doug Woolverton (trompette), tous deux membres du célèbre big band, Roomful of Blues!

L’opus s’ouvre par "Somebody's changing my sweet baby's mind", un southern R&B que Johnny Sayles a transformé en hit, dès 1969. Les deux voix se conjuguent à la perfection. Un régal ! Elles sont enrichies de chœurs sur "I'm afraid of losing you", une bien jolie ballade soul empreinte de douceur ; une plage au cours de laquelle la guitare de Robillard est chargée d’un intense feeling. "Going to the Shack" trempe dans le pur R&B, un tube décroché en 1969 par Syl Johnson, un maître du soul/funk. "All because of your love" est une ballade soul/blues au refrain participatif. Un morceau qu’Otis Clay avait converti en succès, 40 ans plus tôt. Le saxophone de Mark Earley amorce "Love don't love nobody", un excellent blues lent teinté de soul, un titre popularisé jadis par les Spinners, un ensemble soul/pop issu de Detroit qui a enregistré pour les labels Tamla Motown et Atlantic. Encore un exercice de style classieux ! Joe Tex est un chanteur légendaire disparu prématurément à l'âge de 47 ans. Sa cover du "I'll never do you wrong" est aussi indolente. Holland, Dozier, Holland est un trio de compositeurs qui a écrit une multitude de succès pour l’écurie Tamla Motown chère à Ben Gordy (NDR : lorsqu’ils l’ont quittée, c’est pour fonder leur propre boîte, Invictus). Issue de leur plume, "Don't leaving my starving for your love" est une piste résolument soul ! R&B tonique, le "Broadway walk" de Bobby Womack remonte à 1967, une compo irrésistible. "Book of memories" est sans doute la plus belle ballade de l’opus, un ancien tube de Clyde McPhatter, le fondateur des Drifters. Une plage empreinte d’une grande sensibilité ; les deux voix complices, le piano de Bruce Bears et la gratte de Duke Robillard entretenant ce climat. R&B à coloration Stax, "Too many hands" est encore un ancien hit d'Otis Clay, qu’il avait publié pour le label Hi. "Tears of God" est un titre de Los Lobos, qui figurait sur le long playing "By the light of the moon", un disque paru en 1987. L’adaptation libère énormément de tendresse. D’excellente facture, cet LP s’achève par un r&b rythmé, en l’occurrence le "You got me hummin'" de Sam and Dave, un duo mythique qui a marqué les sixties et que parviennent à faire revivre Price et Clay…

 

Informations supplémentaires

Lu 1082 fois
Plus dans cette catégorie : « Broken chains That kind of girl »