Best Friends est un quatuor insulaire qui nous vient de Sheffield ; et « Hot reckless, totally insane » constitue son premier album. Après avoir observé la pochette et en abordant le premier titre, « Fake spirit », on imagine que sa musique trempe dans le psychédélisme à la Spiritualized. Trente secondes plus tard, le ton change, et l’expression sonore passe au pop/rock typiquement insulaire. Un titre bien enlevé, au cours duquel les tonalités de gratte évoquent Johnny Marr époque Smiths. Et ce style, qui baigne l’essentiel de cet opus, est le plus souvent teinté de garage (« If you think too much your brain will fall out » et ses guitares à la Electric Prunes). Parfois imprimé sur un mid tempo. A l’instar de « Cold shapes », dont les refrains euphorisants (chœurs hymniques et envolées shoegaze) lorgnent à la fois vers les Libertines et Slowdive. Les cordes sont savoureusement discordantes tout au long de « Dr Mario » (The Dodos ?). Et tour à tour tintinnabulantes ou croustillantes sur le speed funk « Baba vanga ». Ou encore ‘cornemuses’ (Big Country ?) sur « Shred til you’re dead », dont le refrain pourrait se siffloter sous la douche. Et l’elpee de s’achever par « Orange juice », un titre qui rend hommage à Edwyn Collins, une hymne sincère et tonique. Enfin, si le chanteur (Lewis Charman) n’a pas une voix exceptionnelle, juvénile, elle colle parfaitement au genre. Quant aux mélodies, particulièrement contagieuses, elles s’inscrivent dans la lignée d’Arctic Monkeys, Palma Violets et bien sûr des Libertines. Une bonne surprise !

Nederlands
Français 
