Billy The Kid & the Regulators est un groupe de funk et de R&B issu de Pittsburgh, en Pennsylvanie. Il est drivé par le chanteur/guitariste Billy Evanochko. Le combo a terminé troisième, lors de la finale de l'International Blues Challenge de Memphis, en 2014. Son premier elpee, "She got a hold on me", remonte à 2012. Pour enregistre cet opus, Billy est soutenu par son backing group, réunissant les guitaristes Jon Vallecorsa et James Dougherty, le drummer Brian Edwards, le bassiste Arnold Stagger et le claviériste Ublai Bay. Damon Fowler, un bluesman floridien signé chez Blind Pig assure la mise en forme du deuxième opus de cette formation.
Une section de cuivres et la choriste Yolanda Barber introduisent "I can't change". Transique, particulièrement expansive, largement amplifiée, la guitare de Billy opère sa première sortie. Les sonorités de l’orgue baignent "Ain't gotta prove nothing", un morceau sculpté dans du funk pur et dur. La voix du leader épouse parfaitement le rythme, alors que les cordes s’autorisent un nouvel envol. Et elle vraiment impeccable tout au long de "What are we waiting for", une ballade R&B empreinte de charme, cuivrée et parcourue par la slide de James Dougherty. Une des meilleurs compos du long playing. La voix de Billy est savoureusement éraillée et la gratte lumineuse, tout au long de l’excellent "Story of the blues". Un régal ! Who" déménage littéralement. La six cordes est inspirée. Le talentueux Jason Ricci souffle dans son harmo. L'orgue de Bay et la slide de Billy enrichissent judicieusement l’ensemble. "That darn cat" est une autre piste sculptée dans le funk. Les musicos prennent leur pied dans une ambiance réminiscente de Little Feat. "Slender man blues" est issu de la plume de Dave McKenzie, un excellent blues lent au cours duquel Ublai Bay double piano et orgue. Si Miss Barber se fond dans les chœurs, les cuivres s’immiscent discrètement et efficacement dans l’ensemble, alors que Billy nous réserve une autre sortie brillante sur ses cordes. Soutenus par Jason Ricci à l'harmonica et le brillant Sean Carney à la guitare, les Regulators attaquent le "Can't stand to see you go" de Jimmy Reed. "Saturday night" emprunte un style très proche du soul boogie. Ricci ose un solo complexe et détonant. Encouragé par les interventions vocales de Yolanda, Sean Carney et Damon Fowler rivalisent avec Billy et James Dougherty sur leurs grattes. Epatant, cet LP s’achève par une adaptation acoustique du "Me and the devil blues" de Robert Johnson…

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