En 2012, Metz nous avait asséné une véritable estocade sonore en publiant son premier opus, simplement baptisé « I ». Et il y avait bien longtemps qu’on avait plus été secoué aussi vigoureusement. En outre, il faut avouer que escouade faisait du bien. Trois ans plus tard, avoir passé de longs mois sur les routes américaines et européennes, le trio est de retour. Et il ne semble pas s’être assagi. Le combo torontois reprend les événements là où il les avait laissés. Autant dire que si vous avez aimé le premier LP, vous apprécierez tout autant le second. Toujours paru chez Sub Pop, il propose une musique incisive et surtout farouche. Pas question de faire dans la dentelle ni de lisser les contours. La production (si elle existe) est garage. Le post punk noisy dispensé par le combo est probablement sans équivalent aujourd’hui.
Dès "Acetate", piste qui ouvre l’opus, la basse de Chris Slorach décrète l'état d'urgence. La guitare d'Alex Edkins libère ses décharges électriques tandis que son chant (voire ses cris) est (sont) toujours aussi frénétique(s). Alors que Hayden Menzies cogne métronomiquement ses fûts. Et jamais le climat du long playing ne perd en intensité.
Rien de tel que l'écoute de "II" pour se défouler un bon coup ou pour se réveiller. Envoyez valser la finesse. La puissance et le bruit constituent les fils rouges de Metz.

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