Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce…

logo_musiczine

Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Editors
L7

The devil to pay

Écrit par - -

La naissance de Savoy Brown remonte à 1965. Du mouvement ‘British Blues Boom’ issu des sixties, cette formation est donc une des dernières encore vivante. Bien entendu, du line up initial, il ne reste plus –et depuis bien longtemps– que son fondateur, le guitariste Kim Simmonds. En outre, il y a aussi un bail qu’il s’est installé aux States, dans l'état de New York. Des dizaines de musiciens se sont succédés et près de quarante albums alimentent la carrière du groupe. Pour l'heure, Savoy Brown est réduit à la formule trio. Kim chante et se consacre à la gratte, Pat DeSalvo à la basse et Garnet Green à la batterie. Les sessions se sont déroulées au sein du studio Subcat à Syracuse (NY). Simmonds signe toutes les plages et assure la production.

Blues lent extrêmement dépouillé, "Ain't got nobody" brille par son originalité. Depuis quelques années, Kim a récupéré le micro. Ce n’est pourtant pas un chanteur extraordinaire ; mais sa voix est particulièrement harmonieuse. Une entrée en matière remarquable, au cours de laquelle il ne dispense que les notes nécessaires, tout en y injectant un max de feeling. Après une longue intro aux cordes, Kim passe aux vocaux sur "Bad weather brewing", une piste plus enlevée, judicieusement imprimée par la section rythmique. Et son ouverture de "Grew up in the blues" adopte un même profil. Kim chante sa passion pour le blues et sa gratte revient constamment à l'avant-plan. Evoluant sur un mid tempo, "When love goes wrong" démontre toute l’expérience du leader. Pas pour rien que le band compte un demi-siècle d’existence ! Il sort son harmonica et double la guitare sur "Oh Rosa", un blues/rock particulièrement subtil. Et ce même s’il n’est pas un souffleur exceptionnel. Caractérisé par ses accents country/blues, le titre maître nous entraîne dans le Mississippi. "Stop throwing your love around" replonge Kim Simmonds dans les 70’s, lorsque Dave Walker était le chanteur du combo. "Snakin'" est une plage instrumentale séduisante, réminiscente de Freddie King. "Got an awful feeling" campe un autre blues indolent, mais empreint d’émotion. Cette manière de créer son solo, de le développer et d’atteindre sa cible, tout en ne dispensant que les notes nécessaires, est un véritable art chez Kim. Armé de sa slide qu’il frotte frénétiquement de son bottleneck, il chante "I've been drinking". Secondé par sa section rythmique, il nous emmène dans le Delta. Kim se convertit au jazz pour attaquer un "Watch my woman". Et si sa technique est irréprochable, il n’en oublie pas pour autant le swing. Un style qu’il poursuit tout au long de "Whiskey headed  baby", une piste singulière et créative. "Evil eye" clôt l’elpee. Une pièce de bravoure. Un blues subtilement teinté de rock. Kim est convainquant au micro. Sa guitare s’envole vers les sommets. Il la fait souffrir, mais plus rien ne peut l’arrêter…

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Kim Simmonds
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Ruf / V2
  • Date: 2015-09-25
  • Rating: 4
Lu 1147 fois
Plus dans cette catégorie : « Must be crazy! Songs from the Road »