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The Southern Surreal

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Au départ, The Legendary Shack Shakers était un groupe de rockabilly. Il est né à Murray, dans le Kentucky, il y a une vingtaine d'années. Au fil du temps son style a évolué. En s’ouvrant au hillbilly, swamp, rock, punk, country et blues, il a été taxé de southern gothic. A la tête figure toujours le frontman, chanteur et harmoniciste, J.D Wilkes. "The Southern Surreal" constitue son huitième opus. Le line up implique aujourd’hui le drummer Brett Whitacre, le bassiste Mark Robertson et le guitariste Rod Hamdallah. Ces deux derniers participent étalement aux vocaux. Lors des sessions d’enregistrement, qui se sont déroulées au studio Woodland à Nashville, le quatuor a reçu le concours de l’ex-gratteur de The Jesus Lizard, Duane Denison. Difficile de déterminer, cependant, la nature de ses interventions…

Sur les quinze plages de l’elpee, trois n’atteignent pas la minute, à l’instar de l’introduction instrumentale,  "Cow tools". Déjà les sonorités de gratte sont enchanteresses. "Mud" lance les LSS sur une rythmique emballée, assez punk, mais dans un registre rockabilly roots. J.D Wilkes marque l’opus de son empreinte. Pas pour rien qu’il jouit d’une flatteuse réputation en ‘live’. "MissAmerica" est aussi musclé. L’instrumentation est épatante. La section rythmique est particulièrement solide. L'orgue de Mica Hulscher s’intègre parfaitement dans le rythme. Seule la six cordes vagabonde au gré des dérapages contrôlés. La voix de Wilkes est plutôt impressionnante dans sa modulation. Un instant, il adopte un timbre grave, le suivant puissant. Baignant au sein d’une atmosphère sombre, "Cold" en est un bel exemple. Caractérisé par ses tonalités métalliques, empruntées au surf, la guitare de Hamdallah suit cette voix à la trace. Un climat qu’on retrouve sur le plus latino "Dead bury the dead". Allègre, animée, la musique est propice au déhanchement. Lucy Cochran rejoint Wilkes pour chanter "The one that got away". La jeune femme se consacre également au violon tout au long de cette bande débridée. Caractérisé par les interventions dérangées des ivoires et celles de Ralph Carney au saxophone, le bref "Young heart, old soul" embrasse une dynamique punk. "Fool's tooth" est encore plus court. Un interlude de moins d'une minute qui permet à J.D de se défouler sur son harmonica. L'acteur Billy Bob Thornton déclame son texte sur "The Dog was dead", une piste dépouillée, éprouvée par une guitare désenchantée. Purement blues, "Down to the bone" marche sur les traces de Howlin' Wolf. A cause du timbre vocal de J.D, hanté par Jim Morrison des Doors, de la rythmique et puis de cette gratte très amplifiée qui n’hésite pas à déborder de son segment. Autre blues, "Christ alrighty" adopte le rythme du cheval au galop. Wilkes souffle comme un possédé dans son harmonica. Les cordes de Hamdallah macèrent dans le Delta. De bonne humeur, J.D siège derrière le piano pour aborder "Demon bun", une plage aux accents surannés. "The buzzard and the bell" baigne dans le country and western. Wilkes a empoigné un banjo. Les percus s’emballent et la guitare se révèle particulièrement bien affûtée. Surprise, le LSS nous réserve en finale, le "Born under a bad sign" de Booker T. Jones, un classique du Memphis blues, interprété en 1967 par Albert King. Personnalisée, la version entretient un climat lourd, claustrophobe. La basse est nonchalante. La voix semble émaner d'outre-tombe, se faufilant entre quelques gémissements d'harmonica et accords de gratte réverbérés. Un elpee, ma foi fort original. Pas étonnant que les Black Keys, Hank Williams III et Robert Plant sont devenus des fans de Legendary Shack Shakers…

 

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