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Watch your step!

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Californien, Andy Santana est chanteur/guitariste/harmoniciste et accessoirement compositeur. Pour enregistrer cet elpee, il a bénéficié du soutien du label local Delta Groove, qui a mis la gomme pour la circonstance.

Andy possède une multitude d’amis. Et tout particulièrement des gratteurs notoires, qui ont participé aux sessions, dont Anthony Paule, Rusty Zinn, Mighty Mike Schermer, Bob Welsh et Kid Andersen. C’est d’ailleurs au sein du studio Greaseland de ce dernier qu’elles se sont déroulées.

Dès le départ, la musique baigne au sein d’une atmosphère louisianaise chère à Fats Domino. Soutenu par le piano de Bob Welsh et tapissé en toile de fond par le sax ténor de Frankie Ramos, Andy dirige l’ensemble. "Playgirl" trempe également au sein d’un même climat. Une excellente chanson signée Dave Bartholomew, au cours de laquelle Andy sort enfin son harmonica. Son souffle est précis, puissant, bien décomposé, alors que la guitare prend un envol lumineux face aux cordes rythmiques de Kid Andersen. Une claque ! La cover du "Watch your step" de Bobby Parker (NDR : la version originale remonte à 1961) est solide. Nate Ginsberg siège derrière le piano électrique alors qu’Andy tire son épingle du jeu sur ses cordes. Issu de la plume du Texan Z.Z. Hill, "One way love affair" est un R&B dansant au cours duquel tout est parfaitement mis en place ; et notamment l'orgue Hammond de Ginsberg ainsi que la section de cuivres. Le "Love sickness" de Bonny Rice (NDR : c’est lui qui avait composé "Mustang Sally") est un autre R&B séduisant. Les interventions de Lorenzo Farrell à l'orgue Hammond sont savoureuses, et l’envol Welsh sur les cordes l’est tout autant ; une piste au cours de laquelle Lisa Leu Andersen se réserve la réplique vocale. Soutenue par les chœurs, la voix d’Andy est chaleureuse tout au long de "You may not know", un blues jump bien nerveux caractérisé par une sortie remarquable d'Anthony Paule. Du pur West Coast jump ! Coécrit par Andy et Rick Estrin (des Nightcats), "No double talk" est une petite perle de pop/soul parsemée d’accents garage. Kid Andersen domine le sujet, tant sur sa gratte qu’au Farfisa. Le tempo prend une pause sur le "Can't you see" de Chuck Willis (NDR : trop tôt disparu, à l’âge de 30 ans, ce Georgien est l’auteur du célèbre "C.C Rider"). A l’instar de T-Bone Walker, il est impérial sur les cordes, qu’il sature de sensibilité. Epaulé par d’excellents backing vocals et une gratte tout en rythmique, Santana chante parfaitement le "Take me back" d’Al Brown, un R&B funkysant qui remonte aux sixties. Longue plage instrumentale, "Greaseland" est probablement le fruit d’une jam studio. Balisée par la solide section rythmique constituée du bassiste Mike Phillips et du drummer June Core, tous les gratteurs se succèdent pour emprunter le rôle de soliste. Anthony Paul se montre à nouveau intenable sur sa six cordes sur "You smell like cookies", un solide shuffle –que stimulent les interventions pétillantes du piano de Welsh– qu’il chante, avant de prendre son envol à l’harmo. Le Kid se consacre à la guitare baritone sur "What's wrong", un titre bien rythmé dominé par les claviers, aussi bien les ivoires de Welsh que l’orgue de Farrell. D’excellente facture, cet elpee s’achève par une composition de Bartholomew, "Go on fool", un ultime voyage dans la Crescent City de Nola, caractérisé par une sortie des cuivres en fête, sur fond de percussions.

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Andy Santana
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Delta Groove / Coast to Coast
  • Date: 2015-10-16
  • Rating: 4
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