Martin Carr a eu son heure de gloire, début des nineties, au sein de Boo Radleys, une formation issue du Merseyside, dont trois de ses albums (« Everything's Alright Forever », « Giant Steps » et « Wake Up Boo! ») vont lui permettre de trôner au faîte de la scène indie insulaire. Certains journalistes vont même leur promettre un futur comparable aux Beatles. Après la séparation du groupe, en 1998, Martin embrasse une carrière solo, sous le patronyme de Brave Captain, au cours de laquelle il va afficher un visage commercial, non commercial, rétro, futuriste, introverti et on en passe. Il se alors également au chant. Mais on ne peut pas dire que malgré la publication d’une dizaine d’elpees, de singles et d’Eps, le succès ait été au rendez-vous.
Depuis 2006, il enregistre également sous son véritable nom. Et « The breaks » constitue son tout nouvel elpee. Un disque qui ne manque finalement pas d’allure. Les arrangements sont particulièrement raffinés. Très ‘british’, les références oscillent entre les Kinks et Paul Weller. Cuivres, Hammond et chœurs alimentent les compos les plus soul/pop. Et les cordes de gratte acoustique –le plus souvent en fingerpicking– les plus intimistes (« Sometimes it poors », « No momey in my pocket », « The breaks »). Les harmonies vocales sont limpides et le sens mélodique est soigné. Parmi les perles de cet opus, on épinglera le morceau d’entrée, « The Santa Fe skyway », dont les intonations vocales semblent avoir été empruntées à Mark Eitzel, le tango « Mountains » et deux plages contagieuses : la jolie ballade « I don’t think I’ll make it » ainsi que l’allègre « Mandy get your mello on »...
Une excellente surprise !

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