« Tell me I’m pretty » constitue le quatrième elpee de cette formation formée en 2006. Un disque qui a bénéficié du concours de Dan Auerbach, le gratteur des Black Keys, à la mise en forme. Mais aussi, circonstanciellement, à la guitare, aux claviers et au backing vocaux. Issu du Kentucky, Cage The Elephant puise ses références dans le psychédélisme et le garage, mais aussi la pop, le blues ainsi que le glam. Celui de T. Rex tout particulièrement. L’esprit de Marc Bolan plane d’ailleurs sur au moins deux titres de cet opus. Le lead single « Mess around » et la haletant « Punchin’ bag ». Tiens, paradoxalement, paru en 2001, « El Camino », le 7ème elpee des Black Keys, était déjà hanté par un même spectre…
Le départ de Lincoln Parish, guitariste principal du groupe, ne semble pas avoir perturbé le combo, puisqu’il vient certainement de graver un des meilleurs albums de 2015. Si on ressent la patte d’Auerbach sur « Tell me I’m Pretty », les références contemporaines oscillent allègrement entre Arctic Monkeys, Kasabian, les Kooks, Tame Impala et les Strokes, alors que les plus classiques semblent empruntées tantôt aux Beatles (« Sweetie little Jean », « How are you true »), aux Kinks (la ballade mid tempo « Trouble »), ainsi qu’aux compiles ‘Pebbles’ et Nuggets’ (le très sixties « Cold cold cold »). Sans oublier les Stooges. A l’instar du remarquable final, « Portuguese knife fight », dont le riff menaçant rappelle carrément son « Down on the street »…
On n’en oubliera pas pour autant la voix Matt Shultz ; son timbre haut perché, parfois proche du falsetto, illuminant littéralement les mélodies. Un must !

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